Avec pour mission de transformer les ordures sur place en engrais organique afin de faciliter la production des produit bios, les centres de collecte de récupération et compostage des ordures de Kindia ne sont plus opérationnel, rapporte Aminata.com à travers son correspondant.  Cette cessation des activités s’explique par le manque de moyens logistiques et financiers.

C’est dans les quartiers de Sarakoleya et Koliadi dans la commune urbaine de Kindia où sont situés les deux centres.  C’est en 1998 que ce premier foyer a été construit par l’agence communale eau et assainissement en collaboration avec les autorités communales sous l’appui financier de Guinée 44. Son opérationnalisation pouvait contribuer à débarrasser la ville des ordures et appuyer les producteurs agricoles à assurer un bon régime des cultures maraichères. Le lancement des activités a été la traversée d’un désert explique Seydouba Bangoura  le Président de ce Centre.

«La jeunesse de Kindia d’alors,  ne voulait pas s’investir dans la gestion des ordures ménagères. On considérait que celui qui travaillait dans les déchets n’est pas une personne normale.il n’y avait pas aussi une politique qui pouvait accompagner pour la gestion de ce centre », a-t-il soutenu.

Le début des activités du centre de collecte, de récupération et compostage des ordures a employé 40 agents. C’est un programme qui devait couvrir tous les quartiers de cette ville, voir les autres localités de Kindia.  Il était donc recommandé à chaque citoyen enregistré de se procurer des poubelles de transit et payer un certain nombre de caution.

« Chaque foyer abonné devait payer 7 milles francs guinéen par moi. Cela s’est déroulé après avoir passé de porte à porte pour informer et sensibiliser les citoyens. Chacun devait également avoir deux poubelles (bio dégradable et bio non dégradable) », a-t-il poursuivi.

L’assainissement de nos foyers doit préoccuper tout le monde. La ville de Kindia n’a qu’une seule grande décharge où on déverse les ordures. La transformation de ces déchets s’inscrit dans la lutte contre la dégradation de notre écho système. Le centre de collecte, de récupération et compostage des ordures est aux arrêts depuis novembre 2017.

« Le pont qui reliait le centre de transformation aux quartiers concernés, est complétement gâté. Depuis que le pont s’est effondré, on ne pouvait plus prendre des déchets pour la plate-forme. Compte tenu de nos moyens logistiques, on ne pouvait plus faire un long parcours avec les ordures. C’est ce qui a fait que finalement, les activités ont été arrêtées. Deuxième aspect, on était subventionné trimestriellement par une agence appelée compos tri Nantes métropole. Avec la situation politique en Guinée, eux aussi ce sont retirés momentanément ».

Quant au centre de Koliadi construit en 2014 et qui n’a fait que 8 mois d’activité, M. Sylla soutient que le manque d’eau est à l’origine de son arrête.  « Quant ils ont réalisé ce centre, ils n’ont pas pris toute les dispositions. C’est-à-dire, ils nous ont greffés à côté d’un puit qui est familial. Le puit ne peut pas servir  tout le membre de la famille et servir le centre », a-t-il conclut.

Abdoulaye Bangoura, correspondant d’Aminata.com

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