La lutte contre la corruption et les détournements de fonds publics revient au centre du débat national en Guinée. À travers une déclaration publique, Mamadou Ciré DIOUM, Président du Conseil d’Administration de la Plateforme DPEG, a appelé les autorités judiciaires à transformer les enquêtes en cours en résultats concrets et crédibles.
Alors que plusieurs dossiers sensibles sont désormais entre les mains de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), notamment l’affaire liée au fichier de gestion de la fonction publique (FUGAS), la Plateforme DPEG estime que les citoyens attendent désormais des actes forts.
Selon la déclaration, les Guinéens souhaitent voir émerger une justice capable de sanctionner les auteurs de corruption, de détournements de deniers publics et de blanchiment de capitaux, sans distinction de statut ou d’appartenance politique.
«Les citoyens attendent des procédures rapides, transparentes et fondées sur des preuves irréfutables», souligne le document.
La Plateforme DPEG salue néanmoins certaines initiatives prises récemment par le procureur spécial de la CRIEF, notamment la mise en place d’un numéro vert pour encourager les dénonciations citoyennes, ainsi que les mesures conservatoires engagées dans plusieurs dossiers financiers.
Toutefois, pour l’organisation, la crédibilité de la CRIEF dépendra surtout de sa capacité à obtenir des résultats judiciaires durables, dans le strict respect des principes de l’État de droit.
Dans un contexte marqué par une forte attente populaire autour de la moralisation de la gestion publique, cette sortie de la Plateforme DPEG intervient comme un appel à renforcer la transparence, la redevabilité et la confiance des citoyens envers les institutions judiciaires.
Mamadou Aliou Barry pour Aminata.com






