Guinée : les associations et ONG menacées par l’Etat

Boureima Condé, ministre de l'administration du territoire et et Denis Hankins, ambassadeur des États Unis en Guinée
Boureima Condé, ministre de l'administration du territoire et l'ambassadeur des États Unis en Guinée, Denis Hankins

Par la voix du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation les associations et l’ONG viennent d’être menacées par le gouvernement guinéen. Leurs agréments risquent de leur retirer et s’il faut même d’aller au-delà de cette mesure. Cette annonce a été faite hier lundi dans les ondes de la télévision nationale RTG.

Général Bourema Condé s’est référé de l’article 4 de la loi 013 fixant le régime des associations en République de Guinée. Pour lui, cet article consacre le caractère apolitique et le but non lucratif de ces associations, est de nos jours violé.  Malheureusement, aujourdhui sous les feux des projecteurs, des ONG et autres associations politico-politiciennes, passées maîtresses en propos aussi incendiaires et incohérents les uns que les autres.

« Tout est à l’opposé des objectifs déclinés dans agrémentent dont ils sont bénéficiaires pour ceux ou celles qui en détiennent un. Personne ne respecte son objectif. Toutes ces organisations se lancent dans des débats politiques pour s’attaquer à l’Etat. Désormais des mesures sont prises contre ces structures qui ne respectent pas leur ligne éditoriale. Elles sont apolitique et abus non lucratif. Donc, elles doivent respecter leur rôle », a-t-il déclaré.

Poursuivant son intervention, il les  invite de se  conformer au strict respect des dispositions contenues dans les lois 013 fixant le régime des associations et 014 relatives aux groupements à caractère coopératif.

« Nous nous réservons pour un premier temps le droit des sanctions disciplinaires administratives allant jusqu’au retrait de l’agrément. « Dans un second temps, saisir qui de droit pour que prennent fin ces manquements. Que ça soit claire à toutes les associations et ONG en Guinée », a menacé le général Bouréma Condé.

Cette menace de l’Etat sur les associations et ONG reste à savoir si ça contribuera à la reforme d’obtention des agréments ou c’est une manière d’intimider ces organisations afin de s’écarter sur le terrain face au projet en cours (nouvelle constitution). Attendons de voir si les concernées vont se soumettre à cette nouvelle mesure de l’Etat ou si elles vont continuer à dénoncer des problèmes sur des sujet brûlants du pays.

Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com