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Les jeunes de Boké en ont eu marre de se crever à attendre la realisation des promesses électorales de Goby Condé, le chef donjo qui trône au palais Gokhi Fokhè. Et ils sont descendus dans la rue pour crier leurs ressentis. En fait ils réclament toujours et toujours le courant, l’eau potable dans les robinets, et du travail pour agréer un peu leur difficile condition de vie. Ils sont jeunes et ils ont eu raison de manifester, de crier leur mécontentement, leur rage. Ils ont eu raison de secouer le trône de Gobykhamé en lui rappelant ses promesses politiques de 2010 et 2015 non tenues.

Et depuis cette manifestation des jeunes de Boké, c’est le pompon sur internet avec les vomissures de certains diasripoux de la pire espèce. Des couillons qui coquetent depuis peu avec Gobykhamé et qui épiloguent sur cette manifestation des jeunes de Boké. Ils feignent d’ignorer le chômage et le désoeuvrement des jeunes, la cherté de la vie et le mal-vivre généralisé dans le bled, l’incompétence et l’incapacité de Goby Condé et de son club d’amis à sortir la Guinée du gouffre, du sous-développement. Et dans ces soulèvements itératifs des jeunes de Boké, ces couillons accusent sans detour l’opposition et son leader de tirer les ficelles. Qui ne voit pas qu’en Guinée :
« Les vaches sont nourries en bas, mais c’est là-haut qu’on les trait » ?
Ça crève les yeux. Les fumiers qui supportent le regime clanique de Goby Condé le voient. Ils le savent. Mais ils font la sourde oreille. Ils feignent de n’avoir pas entendu Mohamed Touré, le fils putatif du non regretté Sékou Touré, s’interroger qu’en effet :
« Toutes les richesses du monde sont chez nous nous. Pourquoi nous n’arrivons ? »
Justement pour Mohamed Touré, la Guinée d’aujourd’hui n’arrive pas à se dépêtrer de son marasme économique parce que Goby Condé et ses conseillers et tous ceux qui composent son regime de près ou de loin sont des menteurs, des voleurs, des magouilleurs, des profiteurs. Mohamed Touré pontifie que si la Guinée aspire à se developer à l’image de la France, des Etats-Unis, de l’Allemagne :
« Nous devons cesser de mentir. Nous mentons trop, il faut le dire. Et ceux qui mentent sont ceux qui sont censes être ceux-là qui ne doivent pas mentir. Car, ils sont censes être les garants de la morale de notre société. Nous volons. Tout le monde vole, c’est devenu une pratique nationale. Je ne parle pas de petits voleurs qui prennent des motos, des petits sacs de riz, je parle de ceux qui volent la nation, qui pillent aujourd’hui la nation. »

En langage clair comme de l’eau de roche, Mohamed Touré désigne Goby Condé et son rejeton, Mohamed Condé, comme étant des voleurs qui sont en train de piller la nation guinéenne. Il indexe aussi en filigrane Mohamed Diané, Abdoul Kabele Camara, Thierno Ousmane Diallo, le fameux général Bouréma Condé, Kanny Diallo (l’ex truc de Gobykhamé), Albert Damantang Camara, le célèbre Kassory Fofana, Abdoulaye Yéro Baldé, Rachid Ndiaye, Mohamed Tall, Kiridi Bangoura, et tout le reste de la clique.
Effectivement ce sont tous ces voleurs de deniers publics, ces pilleurs et ces déprédateurs des ressources naturelles du bled qui plombent actuellement le développement économique des Guinéens et de la Guinée.

N’empêche que sur internet, ces fumiers en question, qui portent volontairement des oeillères, sont à la rescousse du regime de Goby Condé. Ils se refusent d’ôter leurs oeillères pour avoir une vue plus large et plus critique de cette vie de merde dans laquelle se démènent les populaces guinéennes. Pourquoi ? Parce qu’ils espèrent aller à la soupe en soutenant aveuglement le regime clanique de Goby Condé. Au point que Solian Konaté, un internaute qui surfer sur Gbassikolo, mélange les torchons et les serviettes dans sa paperasse dans laquelle il prend à partie les jeunes manifestants de Boké. Lisez Solian qui écrivaille avec une faute grammaticale en début de phrase :
« Menez un combat politique est tout à fait légitime et un droit accordé à tout citoyen, mais je pense que l’usage de la dénégation arbitraire est une tare qu’on inflige à notre conscience. Nous devons savoir raison garder.
*L’arbitraire est au moral ce que la peste est au physique*Benjamin Contant
L’ensemble de la classe politique, des citoyens doivent se saisir avec plus de responsabilité et d’éthique, des tenants et aboutissants de cet accord de partenariat Guinée-Chine pour mieux comprendre la portée de la plus-value à l’honneur de la Guinée dans son programme de lutte contre la précarité. »
La dernière phrase de ce diasripou est très mal fagotée :
« L’ensemble de la classe politique, des citoyens doivent se saisir avec plus de responsabilité et d’éthique, des tenants et aboutissants de cet accord de partenariat Guinée-Chine pour mieux comprendre la portée de la plus-value à l’honneur de la Guinée dans son programme de lutte contre la précarité »
Certes la langue de Molière n’est pas sa langue maternelle. Mais quand même ! un peu d’attention dans le montage de ce qu’il veut engrammer dans les petits esprits pourrait faciliter la compéehension.

Et puis qu’est-ce cette citation de Benjamin Constant vient foutre dans cet amalgame langagier ? Du n’importe quoi ! Ce propos de Benjamin Constant n’a rien à foutre dans ça. Ou bien ce Solian, fana de la révolution Sékoutouréenne, est inculte, parle d’un sujet qu’il ne maîtrise pas du tout. Ou bien il fait là preuve d’une veritable paresse et malhonnêteté intellectuelles. Pourquoi ? Parce que qui a lu Benjamin Constant et l’a compris ne va jamais le citer dans une république dictatoriale pour appuyer le regime en place. Des Guinéens comme Solian Konaté ne lisent pas. Il faut lire les livres. Il ne faut pas se contenter d’hameçonner dans la mare d’internet de belles citations d’écrivains sans les avoir lu et compris au préalable pour les placarder bêtement dans vos textes. Ça heurte ! Et puis on ne le repétera jamais assez. Il faut faire gaffe sur internet. Le bricolage intellectuel ne marche pas sur internet.
Ce n’est pas parce que tu parles de “dénégation arbitraire” qu’aussitôt tu t’accotes à cette citation de Benjamin Constant pour donner plus de brillance et d’esprit à ton bavardage.
Mon cher, là tu t’es foutrement planté ! Tu t’es conduit en gribouille.
Voici ce que Benjamin Constant disait longuement et qu’on lit sur internet comme s’il indexait le défunt pouvoir sanguinaire de Sékou Touré et pourfend en même temps, aujourd’hui, le régime arbitraire de Goby Condé :
« Si nous examinons les conséquences des mesures arbitraires sous le rapport de la morale, sous celui de l’industrie ou même de la durée des gouvernements, nous les trouverons également désastreuses.

Lorsqu’un gouvernement frappe sans scrupule les homes qui sont suspects, ce n’est pas seulement un individu qu’il persecute, c’est la nation entière qu’il indigne ou qu’il dégrade. Les hommes tendent toujours à s’affranchir de la douleur. Lorsque ce qu’ils aiment est menace, ils s’en détachent ou le défendent. Point de morale sans sécurité. Point d’affections douces sans la certitude que les objets de nos affections reposent à l’abri, sous la sauvegarde de leur innocence. Les moeurs se corrompent subitementdans les villes attaquées de la peste. On s’y vole l’un l’autre en mourant. L’arbitraire est au moral ce que la peste est au physique. Il réduit les citoyens à choisir entre l’oubli de tous les sentiments, ou la haine de l’autorité. Lorsqu’un people contemple froidement une succession d’actes tyranniques, lorsqu’il voit sans murmure les prisons s’encombrer, se multiplier les bannissements, lorsque chacun se tait, s’isole, et tremblant pour soi, cherche à désarmer l’autorité par la dissimulation ou par un assentiment plus coupable encore, croit-on qu’il suffise, au milieu de ce detestable exemple, de quelques phrases bannales pour ranimer les sentiments honnêtes et généreux ?
L’on parle de la nécessité de la puissance paternelle. Mais le premier devoir d’un fils est de defender son père opprimé : et lorsque vous enlevez un père du milieu de ses enfants, lorsque vous forcez ces derniers à garder un lâche silence, que devient l’effet de vos maximes et de vos codes, de vos declamations et de vos loix ? »
Benjamin Constant est en effet très loquace sur les républiques dictatoriales qu’il ne blairait pas. Dans tous ses écrits, Constant lance des brûlots contre elles. Ainsi contrairement à l’usage qu’en a voulu faire Solian Konaté, Benjamin Constant apporte tout son soutien intellectuel aux jeunes manifestants de Boké et s’attend à ce que les jeunes de la Haute-Guinée, de la Guinée Forestière et la Moyenne Guinée descendent dans la rue, à leur tour, pour réclamer des enseignements de qualité de la maternelle à l’université, des formations, du travail, de l’eau potable et de l’électricité, de bons hôpitaux, des routes groudonnées et non bitumées à la chinoiserie, de bons véhicules pour le transport public dans tout le pays.
Trop d’injustices ont perduré et perdurent encore en Guinée. Ce n’est pas normal qu’aujourd’hui, que ce soit seuls les membres du clan qui, scotchés au pouvoir, profitent des mannes du pays. Regardez-les bien ! Ils vivent comme un coq en pâte à côté des misères des populations. C’est pourquoi on ne peut pas parler de justice sociale, de démocratie, de développement économique pour les citoyens guinéens. Ils souffrent la misère depuis 1958. Ils triment toujours dans la mouise sans broncher.

Des diasripoux imbeciles, qui bringuent en Europe occidentale ou aux Etats-Unis ou à Abidjan, sont horrifiés que les Guinéens qui vivotent sur place réclament avec violence le droit à l’eau potable dans un pays qu’on dit être le château d’eau de l’Afrique. Ces diasripoux se défendent insidieusement de nier aux populaces le droit à la manifestation publique. Mais seulement ils voudraient qu’elles le fassent avec une muselière sur la bouche et à genoux, en quémandeuses face au pouvoir de Goby Condé. Merde de merde de merde ! Merrrrrrrrrrrrrrrrrde !

Revendiquer à genoux et avec une muselière sur la gueule et les mains ligotées dans le dos même dans les pays policés, on tuerait ainsi la démocratie. Réclamer de l’eau potable, de l’électricité, de bons hôpitaux, des études de qualité avec des enseignants et des professeurs bien formés, en position de quémandeurs face au regime dictatorial de Goby Condé, vaut mieux dans ce cas la boucler à jamais et continuer à mener sa vie stoïque. Sachant qu’on a trop longtemps baissé l’échine dans ce pays de merde. Trop d’injustices. Trop d’arbitraires. De Sékou Touré à Goby Condé, les Guinéens ont encaissé la maltraitance, la faim, la misère, l’injustice, l’opprobre, les viols, l’exclusion, la ségrégation ethnique, les maladies.
Goby Condé, condottière, avait usé de la violence pour déstabiliser le regime du général Lansana Conté à partir du Libéria, pays frontalier avec la Guinée. Ses rebelles avaient massacré plus de 2000 Guinéens dont l’imam de Guéckédou égorgé dans la grande mosquée de ladite ville. Tout le cursus honorum de Goby Condé est jalonné de crimes de sang commis sur le territoire guinéen, de violence indélébile. Et depuis qu’il a usurpé le pouvoir en octobre 2010 avec les bénédictions du général Sékouba Konaté, président intérimaire à la tête de la Guinée, et du véreux général malien Siaka Toumani Sangaré qui traficotait à la tête de la CENI du pays, Goby use de la violence verbale, de l’arbitraire, de la violence des policiers et des donjos pour intimider et régner. Et aujourd’hui, les Guinéens sont à bout. Ils sont acculés par les immondices, la saleté, la pauvreté, le chômage, la cherté de la vie, l’injustice et l’arbitraire.
Et Benjamin Constant, dans sa réflexion “DE L’ESPRIT DE CONQUETE ET DE L’USURPATION, DANS LEURS RAPPORTS AVEC LA CIVILASATION EUROPEENNE”, nous donne justement l’impression qu’il s’adressait de façon prophétique aux jeunes manifestants de Boké :
« L’arbitraire va chercher au fond du coeur la morale pour la degrader, et le repos momentané qu’il procure est un repos précaire, douloureux, l’avant coureur des plus horribles tempêtes. Il ne faut pas s’y tromper. Quelqu’avili que l’extérieur d’une Nation nous paraisse, les affections généreuses se réfugient toujours dans quelques âmes solitaires, et c’est là qu’indignées, elles fermenteront en silence. (…) La haine de l’oppression, soit au nom d’un seul, soit au nom de tous s’est transmise d’âge en âge, sous le despostisme qui variait ses formes. »

C’est un soulèvement populaire qu’il faut dans le bled pour exiger de Goby qu’il pèse de façon drastique sur la politique sociale en vue d’une amelioration des conditions de vie des populaces pendant les deux dernières années qu’il lui reste à passer dans le palais Gokhi Fokhè. Mais dans sa faim insatiable du pouvoir l’on pressent qu’il ourdit le tripatouillage de la constitution afin de se maintenir en poste. Il multiplie depuis peu les faux prétextes comme ce contrat bidon avec la chine pour faire semblant qu’il se soucie du développement de la Guinée et demanderait juste un peu plus de temps à passer au trône pour achever ce qu’il a commencé. En tout cas l’opposition antagonique au regime en place ne doit rien exclure pour faire partir Goby du pouvoir en 2020.

Gobykhamé ne peut plus s’accoter contre la décriée procureure gambienne Fatou Bensouda du Tribunal Pénal International pour intimider l’opposition et continuer à trôner en dépit de ce que prévoit la constitution.
L’on pense jusqu’à preuve du contraire que l’actuel ambassadeur de la France et l’Union Européenne ne joueront plus le jeu de Goby pour qu’il reste encore au pouvoir après la fin de son deuxième mandat autocratique. En tout cas à en croire S.E Dennis Hankins, ambassadeur des Etats-Unis à Cona-cris, les carottes sont cuites pour Gobykhamé :
« Nous sommes contre les changements de constitution en faveur des gens qui sont en place. Au Rwanda, ils ont change la constitution pour un 3 ème mandat. Nous étions contre ce changement, mais ils l’ont fait quand même. Il y a des tentatives en Afrique de l’ouest qui ont échoué. Il y a des gens qui dissent que le président Alpha Condé veut un 3 ème mandat. Mais je note qu’il n’a jamais parlé d’un troisième mandat. Le president lui-même ne l’a jamais dit. Mais si jamais il y a une éventuelle tentative, nous serons contre comme nous le sommes dans les autres pays. » As clear as day.

A relire ces propos de l’ambassadeur américain, l’on comprend davantage la demarche personnelle de Goby à Paris dans son intention on ne peut plus claire de tropicaliser la démocratie en Guinée en vue de continuer à faire le mariole au palais Gokhi Fokhè.
Mais ces dires de son S.E Dennis Hankins ne doivent pas être un motif de contentement pour le chef de l’opposition guinéenne. Il ne doit pas se reposer sur ses lauriers tant que Goby ne prend pas ses cliques et claques au palais Gokhi Fokhè pour une autre destination. Il faut absolument rester vigilant. Il ne faut surtout pas se laisser divertir par les belles paroles politiques de certains conards. Il faut maintenir la pression sur Goby et garder le cap pour 2020.
Attention ! Gobykhamé a plus d’un tour dans son sac. Donc il faut se garder de signer précipitamment son arrêt de mort politique. Parce qu’il n’est pas tout à fait perdu. C’est vrai que parmi les présidents dictateurs du continent, Goby est le plus zinzin. Dès qu’il ouvre c’est pour gaffer, dire des conneries dans ses laïus claniques et ethnocentriques. Mais ça ne suffit pas politiquement parlant pour le déclarer perdu.
En effet abordant la revendication des jeunes de Boké qui demandent à travailler pour pouvoir se nourrir, Gobykhamé, en conférence de presse le samedi 16 septembre dernier au palais Gokhi Fokhè, louvoie et tente une manipulation politique :
« Pour le contenu local, nous l’avons demandé lorsqu’il y a eu les premières manifestations en avril. Je me suis penché sur la situation et j’ai convoqué les miniers. J’ai parlé du contenu local. Ça veut dire d’abord employer les gens de la région. Mais quand je vois la liste des prestataires, je n’ai pas vu un Somparé, un Koumbassa, un Kanté, ni un Sampil. Mais même si on doit prendre un Condé ou un Diallo, ça ne veux pas dire qu’on n’aura pas de Diallo et de Condé. Mais il faut  commencer d’abord par eux. C’est en ce moment  qu’ils ont décidé de mettre 50 camions, j’ai dis non, il faut monter à 70. Ceux qui peuvent les permettre de transporter la bauxite et de rembourser le camion en même temps d’avoir leurs ressources et de transformer. J’ai  donc demandé de convoquer nos parents de Boké en disant donc voilà les 70 camions. Aller maintenant voir quels sont les hommes d’affaires qui peuvent exploiter ces camions… »

Honnêtement, Goby Condé est irritant. On ne dirait pas un universitaire ayant fait ses études à Paris. Même un charretier du Sénégal ne dirait pas de telles sottises claniques et racistes :
« J’ai parlé du contenu local. Ça veut dire d’abord employer les gens de la région. Mais quand je vois la liste des prestataires, je n’ai pas vu un Somparé, un Koumbassa, un Kanté, ni un Sampil. Mais même si on doit prendre un Condé ou un Diallo, ça ne veut pas dire qu’on n’aura pas de Diallo et de Condé. Mais il faut  commencer d’abord par eux. »

C’est vraiment minable. Goby est incapable de soutenir un argument politique sans verser dans l’ethnocentrisme, le clanisme. L’opposition antagoniste doit absolument maintenir la pression de la rue en prélude à la présidentielle de 2020. Hé ! Goby est une menace pour l’unité nationale. Il faut que Goby lâche le pouvoir. S’il s’entête à rester scotché au trône à la faim de son deuxième, il faudrait alors le dégager de force en faisant appel à la rue. Nous croyons au pouvoir de la rue à changer les choses.

C’est vrai que Emmanuel Macron, le nouveau président Français qui dégringole dangereusement dans les sondages, n’y croit pas du tout. En prélude à la manifestation de l’opposition et des syndicats contre sa réforme du code du travail, il a laissé entendre la semaine dernière à des journalistes ces bouts de phrases qui ont encore soulevé un tollé dans les landerneaux politiques en France :
« Je crois dans la démocratie, mais la démocratie ce n’est pas la rue. »
Jean-Luc Mélenchon de la France Insoumise lui a justement répondu hier dans son meeting politique à Paris :
« Monsieur le président, il vous reste à consulter l’Histoire de France pour apprendre que c’est la rue qui a abattu les rois, c’est la rue qui a abattu les nazis, c’est la rue qui a protégé la République contre les généraux félons en 1962 (en réalité en 1961 ndlr) (…) c’est la rue qui a obtenu la quatrième semaine de congés payés en 1968 (…) c’est la rue qui a abattu le plan Juppé (…) c’est la rue en 2006 qui a obtenu le retrait du CPE (…) c’est la rue toujours qui porte les aspirations du peuple français lorsqu’il ne peut les faire entendre autrement. »
C’est surtout vrai en l’Afrique où les dictateurs se servent des triches électorales pour s’éterniser au pouvoir. Parce qu’effectivement c’est la rue qui a finalement dégagé les dictateurs Moussa Traoré du Mali, Blaise Compaoré du Burkina Faso. C’est la pression de la rue qui a toujours imposé l’alternance démocratique au Sénégal. C’est la rue qui vient de faire reculer l’actuel président du Mali dans sa boulimie du pouvoir à vouloir boursicoter la constitution en vue de se maintenir au trône. Et nous ne doutons pas que la rue fera encore ses preuves dans le combat démocratique en Guinée. C’est la rue qui nous donnera sûrement l’alternance démocratique, l’alternance des hommes et des femmes au pouvoir à Cona-crimes. Conscients de cette réalité irréversible, Goby Condé et son rejeton pillent actuellement les ressources naturelles du bled et épargnent des millions de dollars à Dubaï. C’est le Koutoukoutou en prélude à 2020!

Benn Pepito

 

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