C’est peut-être la nouveauté en Guinée pour marquer le changement toujours et longtemps annoncé. Dans la nouvelle donne, le pouvoir accusé d’être « prudent » par les uns et « peureux voir indolents » par ses propres soutiens face à certaines situations, entend se réveiller au point de montrer sa face cachée.

« Désormais, si un journaliste me diffame, le procureur le poursuit et si quelqu’un descend dans la rue pour manifester contre les coupures de courant, je l’arrête ». Cette phrase est souvent répétée ces derniers temps par le dirigeant guinéen.

Qu’est ce qui se cache derrière cette fermeté ? Posez la question vous-mêmes et à qui de droit. Il apparaît d’ailleurs qu’un certain Mandian Sidibé, un confrère en mal avec le système, chercherait à se repentir, aux dires de certains proches de Sékoutoureya. Depuis Dakar où il serait en « exil », il aurait joint une ponte du pouvoir pour « demander pardon au Président, ». Notre source ajoute plus loin qu’il aurait ajouté même « si non, je suis mort ». Vrai ou faux, la version est sur toutes les lèvres tout comme la fermeté du destinataire du message de ne rien céder « s’il sort, il ira en prison, c’est clair ».

Si cette page est connue de l’opinion, bien malin qui dira la suite. Avec les jeunes de la capitale qui ne tolèrent plus les délestages intempestifs et injustifiés e l’Edg, l’on veut bien connaître ce que feront les forces de sécurité, dont la moralité et l’engagement sont mis à rude épreuve depuis les tueries en masse des années d’enfer perpétrées contre des manifestants de tous ordres depuis 2007.

Les deux ans de cette fin de mandat seront bien un tournant décisif dans ce contexte de climat tendu entre un pouvoir en difficulté et une population gagnée par la pauvreté et la misère mais décidée de ne plus se laisser faire.

B.Abdallah/Aminata.com

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