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Cellou Dalein Déclare, J’ai eu une relation de confiance forte avec le général Lansana Conté

Après avoir reçu un courriel des services du patrimoine Bati public l’invitant à libérer au plus tard le 28 février 2022 son domicile privé qui serait un bien de l’Etat Guinéen, le Président de l’UFDG, Elhadj Cellou Dalein Diallo a ténu une conférence de presse ce jeudi, 17 février 2022 pour éclairer l’opinion sur ce dossier qui alimente la chronique.

A cette occasion, il a précisé devant les médias et quelques militants de l’UFDG que l’organisation de cette conférence est motivée par sa détermination à défendre son honneur.  « Je me suis dit qu’il est important que je puisse m’expliquer pas pour défendre un terrain ou une propriété, mais pour défendre ma réputation et mon honneur ».

Selon lui, il s’agit d’un domaine privé de l’État qu’il a acquis dans des conditions transparentes et régulières en payant 406 millions de francs guinéens via un prêt bancaire de la Société générale de Banque en Guinée.

« Comme l’idée persiste comme si je me suis emparé d’un bien public, il est bon que j’explique dans quelles circonstances ce terrain et le bâtiment de deux chambres, un salon qu’il abrite que le président Conté appelait « ton hangar » m’a été cédé (…). J’ai eu une relation de confiance forte avec le général Lansana Conté au point que j’ai l’ai demandé : président, construisez votre maison de retraite au bord du lac, au début, il m’a dit non mais finalement il a accepté l’idée et il a construit. Il estimait que c’est mon chantier. Et régulièrement, il passait me prendre les week-ends pour aller visiter le chantier […]. Un jour, on est rentré à la maison et il m’a dit toi tu me fais construire des maisons mais regarde le hangar que tu habites. On va te vendre ici, je vais te donner le matériel, tu vas construire une maison et mettre ta famille à l’aise. J’ai dit bon d’accord. C’est resté un moment et il a dû oublier. Un jour, il (président Lansana Conté) me dépose et ma femme le lui rappelle, il dit d’accord. Le lendemain, le ministre de l’urbanisme m’appelle et me dit : l’autorité m’a instruit d’aller expertiser et évaluer ton domicile. L’équipe est venue et quelque temps après, il m’a transmis un dossier, une lettre pour dire que l’évaluation est terminée. L’autorité a ordonné qu’on me vende. Le coût du terrain dans ce quartier avec le coût du mètre carré à l’époque a été appliqué. Maintenant, c’est à moi de voir si je peux voir le président pour qu’il réduise ou qu’il me donne. J’ai décidé si je dois acheter, d’acheter au prix du marché. Voilà la lettre que Foromou (ministre de l’urbanisme d’alors) m’a envoyé pour me dire de verser le montant de 406 millions à l’ordre du patrimoine bâti public. J’ai appelé le directeur général de la Société générale, je l’ai dit qu’on me propose de me vendre le terrain de la petite maison que j’habite, je voudrais qu’il me consente un prêt. J’étais du premier personnel recruté en Guinée par Société générale en 1985 lorsqu’elle est arrivée. Il a dit qu’il faut qu’il demande à Paris l’autorisation comme je suis politique. Une semaine après, il revient pour me dire que Paris est d’accord. Il a rédigé un contrat de prêt me prêtant l’argent assorti d’un échéancier de remboursement. Donc, il (le directeur général de la société générale) a émis un chèque de banque mais il a dit qu’on prendra l’hypothèque qu’on enverra lorsque vous aurez fini de rembourser. Il a fait donc un chèque de banque dont voici la copie à l’ordre du patrimoine bâti public qu’il m’a envoyé. C’est la société générale qui paie directement sur son compte. J’ai transmis au ministre de l’habitat suite à sa lettre me demandant de verser et ils l’ont transmis au patrimoine bâti public qui l’a encaissé et délivré une quittance. Voilà la quittance. C’est la copie de la quittance de 406 millions reçue par le patrimoine bâti public. Au vu de ces documents, le président de la république a pris un décret autorisant la cession m’attribuant ainsi le terrain. Il (Lansana Conté) m’a dit que tu es riche hein, j’ai vu que tu as tout payé. J’ai dit non président, c’est la banque qui m’a prêté l’argent ».

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Cellou Dalein enchaine : « Une copie de la quittance lui est revenu et une copie est allée à la conservation foncière pour prouver que j’ai payé. Ils ont fait donc la mutation pour transférer le terrain et la maison à moi et un titre foncier a été donc émis. La copie du titre foncier est là. C’est un document lourd, je n’ai photocopié que quelques-uns. C’est dans ces conditions que j’ai acquis le domaine. Je ne suis pas emparé d’un domaine public de l’État. Ce n’est pas un bien public, c’est un bien privé de l’État qui m’a été cédé dans les conditions que vous savez désormais ».

Pour conclure, il a rappelé que les précèdent régime ont voulu le déloger mais n’ont pas réussi au vu des documents d’acquisition qu’il détient.

 

 

Aissatou

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