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Pour son implication effective, le président guinéen a contribué à la résolution pacifique de la crise gambienne. Cette prouesse diplomatique Alpha Condé est saluée par des nombreux acteurs sociaux et politiques.

En tant qu’acteur de paix et facilitateur en situation de crise et de conflit, le directeur exécutif de l’African crisis group se félicite du bon sens des négociations des dernières minutes qui a prévalu au départ du président Yaya Jammeh. «Je suis particulièrement heureux et même fier du président Alpha Condé pour le résultat qu’il a obtenu».

Conscient des violences et de carnage que peuvent parfois engendrer l’option militaire en pareil circonstance, Dr Koureissy Condé se réjouit de l’option diplomatique menée par la CEDEAO. «L’option militaire était parachevée depuis l’élection présidentielle du 1er décembre 2016 jusqu’à la prestation du serment du président élu Adama Barrow à l’ambassade de la Gambie au Sénégal… C’est l’option diplomatique qui en dernier lieu qui avait le dernier mot. Alors, il fallait trouver des bons acteurs au bon moment avec les bonnes manières. Cette mérite revient au président Alpha Condé et à son homologue de la Mauritanie».

L’activiste de la paix enseigne que la transition démocratique et la gouvernance électorale constituent deux thématiques qui posent problèmes en Afrique. «C’est en comparant la conception africaine du pouvoir et la conception démocratique du pouvoir qu’on trouve la rupture». Ce qui veut dire selon M. Condé, même si le principal concerné a envie de céder le pouvoir, mais il est souvent influencé par son entourage.

«Mais fort heureusement, la Gambie connait aujourd’hui une transition apaisée et des pertes en vies humaines ont été évitées».

Yaya Jammeh parti, la destinée de la Gambie se repose sur les épaules d’Adama Barrow dont la priorité, estime Dr Koureissy Condé, doit être la réconciliation nationale. «Car, 22 ans de pouvoir c’est beaucoup d’excès de pouvoir qu’on le veille ou pas. Alors, lorsque vous accédez au pouvoir après 22 ans de vie politique, économique et sociale d’un autre régime et compte tenu des conditions dans lesquelles le président Adama Barrow va prendre le pouvoir, nous attendons de lui beaucoup de sagesse, de hauteur de vue pour éviter les règlements de compte, l’exclusion et pour redonner à la Gambie cette tradition d’accueil qui a caractérisée le pays depuis le 18è siècle jusqu’aujourd’hui».

Abdoul Malick Diallo

+224 655 62 00 85

dialloabdoul110@gmail.com

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