Le Royaume du Maroc, de par sa situation géographique et au regard de son histoire séculaire a, de tout temps, placé son appartenance à son propre continent qu’est l’Afrique comme une priorité majeure aussi bien dans ses relations bilatérales avec les différents pays partenaires de
l’Afrique subsaharienne qu’avec les groupements régionaux du continent.

Fort de cette appartenance, le Maroc n’a cessé de manifester un engagement ferme et irréversible dans la défense des causes africaines comme la sécurité, l’immigration et le développement. Par ailleurs, il a contribué aux diverses  actions et initiatives tendant à transformer l’Afrique en havre de paix, de sécurité et de stabilité et en un pôle de
développement et de croissance.

Le Maroc s’est très rapidement adapté à son statut de terre d’immigration et d’accueil de primo arrivants en adoptant les stratégies qu’il a jugé utiles et nécessaires pour répondre aux exigences de ce nouveau phénomène. Car selon le UNHCR (Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés), le nombre de réfugiés au Maroc a plus que triplé entre 2014 et 2016, avec une part majoritaire de Syriens. Ainsi, les autorités marocaines concernées, en collaboration avec le UNHCR, ont mis en place un dispositif d’accompagnement qui consiste à diriger les réfugiés vers des interlocuteurs associatifs ou privés susceptibles de les accompagner sur le plan économique et social et de l’éducation.

Vu le nombre toujours croissant de migrants, le Royaume a augmenté sa capacité d’accueil et s’est doté d’instruments juridiques afin de répondre à ce défi. Le roi Mohammed VI, lui-même a ordonné la régularisation des migrants; ce qui vise à conforter le nouveau contexte migratoire au Maroc comme terre d’accueil, de résidence et non de transit.

Dès la fin de l’année 2013, pas moins de 25.000 personnes des 28.000 dossiers déposés, ont été régularisés, autorisés à rester et à circuler librement sur le sol marocain, bénéficiant ainsi de divers avantages.

En effet, l’ambition du Royaume est de pouvoir insérer les migrants régularisés convenablement dans la société, en favorisant entre autre leur participation au développement économique et sociétal du pays.Des migrants de 116 pays et nationalités ont bénéficié de cette phase de régularisation.Depuis décembre 2016, la deuxième étape de ce processus a permis la
régularisation de 25.600 demandes.

Lors du 5e sommet Union africaine-Union européenne, qui s’est tenu à Abidjan, il a été confié au roi Mohammed VI le mandat africain sur la migration. Cela après le scandale de vente de migrants en Libye. Pour Mohammed VI, « la migration n’appauvrit pas les pays d’accueil : 85
% des gains des migrants restent dans les pays d’accueil « ,  a-t-il dit dans son message. Toujours à cette occasion, le roi du Maroc, leader sur la question migratoire, a ajouté ceci : « Ayant été pays d’émigration, de transit et d’immigration, le Maroc a développé une approche
introspective de la question migratoire qu’il conçoit  de manière inclusive et positive».

Historiquement, le Maroc depuis son indépendance a toujours milité pour l’indépendance et la libération des pays africains du joug de la colonisation sous le règne des Rois Feu Mohammed V et Feu Hassan II. Ceux-ci ayant apporté leur précieux soutien aux mouvements de libération
durant l’époque coloniale en Afrique.

Radouan Bachiri

 

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