Les coups de gueule du ‘’commandant Blanc’’ : « qu’on soit vivant ou mort que nos enfants bénéficient un jour… »

Le commandant Amadou Bailo Barry connu sous le surnom de ‘’commandant Blanc’’
Le commandant Amadou Bailo Barry connu sous le surnom de ‘’commandant Blanc’’

Mis à la retraite 2011, en même temps que d’autres seniors des premières heures de l’armée guinéenne, le commandant Amadou Bailo Barry connu sous le surnom de ‘’commandant Blanc’’ , artilleur de formation et officier de constat de la gendarmerie à la retraite a profité de l’approche de la fête de l’armée, le premier novembre dernier pour revenir sur un épisode qu’il a 8 ans après du mal à digérer encore, notamment les dessous entourant sa mise la retraite avec ses frères d’arme.

« …2 janvier 2012, les salaires et le ravitaillement ont été supprimés, on nous a dit de rester à la maison et d’écouter le dernier mot de l’autorité.

Quel dernier mot ?

C’est par ces supputations qu’on a appris que des mesures d’accompagnement ont été accordées par les Etats Unis, qu’on a jamais vues, il y a certains camarades qui ont vu où c’est écrit , je crois mais moi, je ne l’ai jamais  vu.

Donc ! On est resté à la maison sans salaire, ni ravitaillement, un ordre est venu après, quand même, comme ils s’en vont, payer les 4 mois de solde normale.

Mais qu’est ce qu’il s’est passé, on avait pris déjà notre solde de décembre 2011, qu’est  ce qu’on écrit dans le bulletin afin de soutirer un mois, on dit décembre fois trois ?

Vous imaginez un mois que vous avez travaillé, on vous a payé, on vous dit de vous donner 4 mois, on se permet de dire décembre fois trois, où est le quatrième mois alors ?

C’est que Décembre a été validé et supprimé.

On souhaite avec peut être l’attention de l’opinion nationale et internationale, même si on n’est pas tous vivant ou qu’on soit tous morts que nos enfants puissent bénéficier un jour… »

Ousmane K. Tounkara