Des acteurs de la société  civile notamment, la Convergence des Jeunes Leaders pour la Paix et la Démocratie (COJELPAID) et Agir pour la Paix et le Développement de la Guinée (APAD-Guinée) ont animé une Conférence de Presse le vendredi  30 mars 2018, à la Maison de la Presse de Coléah. Cette conférence avait pour thème : « Le regard de la société civile sur  la prolifération des produits alimentaires dans les marchés guinéens. Cas des bouillons et le phénomène QNET en Guinée ».

Le coordinateur général de la COJElPAID, Abdoul Sacko a expliqué sur leurs motivations : « Nous avons compris qu’aujourd’hui il y’a des phénomènes sociaux qui affectent dangereusement la vie des citoyens et qui touchent toutes les catégories sociales du pays.  Face à cette situation nous nous sommes sentis obligés d’avoir notre propre mode d’actions là-dedans pour ne pas que ces actions-là passent sous silence. C’est ce devoir citoyen, l’obligation que nous avons dans la promotion et la protection des droits des citoyens qu’il faut informer l’opinion nationale et internationale », a-t-il entamé.

En plus de la question des aliments qui envahissent les marchés guinéens et qui affectent la  santé publique dans une large dimension. Il était question pour les conférenciers de parler du phénomène ‘’QNET’’ : « Aujourd’hui, selon beaucoup de nos concitoyens ils victimes d’arnaques, d’autres estiment être heureux à travers QNET. Nous avons constaté qu’il y’a une sorte d’incompréhension entre les autorités mêmes. En pareille situation, la société civile doit se lever et prendre son bâton de pèlerins pour ramener la situation à la normale », a justifié Abdoul Sacko.

A la question de savoir si la société civile est suffisamment outillée pour faire ce travail. Il répond : « nous sommes suffisamment outillés, d’abord c’est notre volonté citoyenne c’est-à-dire notre engagement à trouver la solution a tous ce qui affecte la vie de nos citoyens. De l’autre côté, c’est la Loi bien entendu qui nous autorise à questionner des citoyens et les autorités sur les phénomènes qui affectent la vie de nos concitoyens. Nous nous sommes forts de cela, mais aussi et surtout de l’appui que nous pouvons avoir de la part des médias. Par ce que le mal est là et il a duré. C’est de savoir s’il faut laisser ce mal à détruire complément la société ou bien il faut se lever pour qu’il ne fasse plus de victimes ».

Pour Abdoul Sacko, ils ont déjà élaboré leur plan de travail qui consiste à rencontrer tous les acteurs du processus pour voir claire : « La question de QNET par exemple, nous avons besoin de savoir auprès de l’Etat quelle est la légalité de QNET ? Car, nous avons vu des articles sur QNET qui ne sont pas des articles pharmaceutiques, mais nous avons une autorisation qui est délivrée par la Direction nationale de la Pharmacie Médicament qui relève du Ministère de la Santé. Nous avons besoin de savoir qu’est ce qui a été fait par le Ministère du Commerce. Qu’est-ce que les services de contrôle de qualité sont en train de faire ? Nous avons également besoin de savoir quel impact socio-économique sur la vie des citoyens. Est-ce que les autorités s’intéressent à ce qui vient dans le pays sur le ratio impact positif et négatif sur la vie des citoyens ? Sur cette base-là, nous allons questionner les autorités pour connaitre le niveau de responsabilité et d’engagement pour répondre aux aspirations des citoyens pour leur épanouissement ».

Par rapport « aux Bouillons », les conférenciers se sont posés un certain nombre de questions à savoir : « Comment vous pouvez comprendre qu’en Chine avec plus d’un milliard 500 mille habitants, ce pays n’a pas plus de 6 types de bouillons de bouillons ; et au Sénégal voisin il n’a pas plus de 4 types de bouillons et qu’en Guinée on se retrouve avec des dizaines et des dizaines ; c’est ce qui a attiré notre attention et nous nous sommes posé des questions à savoir qui certifient et comment ? Mais également quel est la qualité du contrôle sur ça ? Est-ce que nos services de contrôle de qualité sont là pour les faire valoir ? Est ce qu’ils ont les moyens nécessaire ? Est ce qu’ils ont la capacité et la volonté de trouver la solution, c’est-à-dire de contrôler tous les produits qui viennent sur le marché soient certifiés et n’étant pas nuisibles à la santé des citoyens. Voilà des actions que nous allons entreprendre. Et c’est un élément déclencheur pour plusieurs aspects, parce qu’il y a du n’importe quoi sur le marché guinéen », a regretté Sacko.

Macky Guissé coordinateur d’APAD-Guinée a pour sa part renchéri sur l’impact potentiel lié à la consommation de ces bouillons, a affirmé que l’Organisation mondiale de la santé considère ces bouillons comme des vecteurs de grandes maladies conduisant progressivement à la mort silencieuse.  « Dans un rapport récemment publié par cette organisation, les bouillons constituent un poison et leur  consommation incontrôlée serait néfaste pour la santé, causant plus de 90% des maladies non transmissibles dont entre autres,  La faiblesse sexuelle ou la stérilité (homme et femme) ; les saignements vaginaux ; les troubles cardiaques ; les troubles urogénitaux ; Hypo ou hyper tension ».

 

Les membres de ces organisations (COJElPAID et l’APAD-Guinée) ont promis de poursuivre leur combat jusqu’au bout : «  nous n’allons pas nous arrêté à mi-chemin, nous allons aller jusqu’au bout, ça prendra le temps que ça prendra mais nous n’allons pas nous arrêté surtout si nous avons l’accompagnement  des médias. Parce qu’avec les médias nous allons pouvoir surmonter n’importe quel obstacle qui s’ériger devant nous », souhaitent les acteurs de la société civile.

Oumar M’Böh pour Aminata.com

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