Cette publication est bien avant la présidentielle d’octobre 2015. Notre président et sa mouvance continuent toujours de nous promettre le changement ou les emplois mais on dirait qu’ils n’ont toujours pas compris les problèmes actuels de la Guinée. Professeur ferait mieux de s’engager personnellement à dialoguer avec le chef de file de l’opposition parce que tant que ses marches qualifiées de pacifiques de noms ne s’arrêtent pas, non seulement le pays ne fera pas un seul pas mais aussi il s’enfoncera de plus dans la pauvreté. Il avait pour titre “La mouvance presidentielle doit arrêter les marches dites pacifiques!”.

La mouvance, en sa tête le président de la République, notre fameux professeur Condé n’est-elle en train de perdre aussi dans les marches quotidiennes et stupides de l’Opposition qualifiées de pacifiques mais violentes dans les faits; notamment dans le fait du manque de dialogue.

En effet, la mouvance doit tout faire pour que ces marches cessent en Guinée car dans celles-ci malheureusement personne ne gagne : la mouvance, l’opposition et la population. Certains me diront que la mouvance a essayé et ressayé d’instaurer le dialogue mais que c’est l’opposition qui se sert maladroitement le fait de mettre en ébullition Conakry et quelques préfectures. Évidemment, c’est leur rôle d’essayer ou de ressayer mais malheureusement, l’histoire ne retiendra guère combien de fois elle a essayé d’instaurer la stabilité dans le pays; car celle-ci ne jugera que leur capacité à protéger les hommes et leurs biens qui passera nécessairement par l’instauration d’un climat de paix. D’ailleurs, le rôle premier de tout gouvernement est de protéger tous les citoyens et leurs biens.

En outre, l’histoire posera après chaque régime les questions comme les suivantes: le régime a-t-il réussi à renouer avec la croissance économique ? Les populations sont-elles devenues moins pauvres qu’avant ? Bref, le pays a-t-il avancé d’un pays ? Je sais que les réponses négatives ou positives à ces questions n’ont jamais empêché un gouvernement de réélire leur président en Guinée? D’ailleurs, les opposants d’aujourd’hui le savent mieux que quiconque. Je suis vraiment désolé de le dire même si c’est ça la vérité et j’espère que ces jugements et choix négatifs des guinéens changeront dans l’avenir, notamment avec la nouvelle génération.

Ainsi, notre économie qui a été frappée impitoyablement par ébola, ou même avant avec une croissance positive mais faible n’est pas en mesure d’employer tous les jeunes désirant travailler. Avant l’industrialisation du pays sous-entendant son électrification totale et l’adéquation des formations universitaires aux besoins de notre économie à long terme, l’Etat aura forcément besoin des investisseurs nationaux et étrangers à court terme dans la lutte contre le chômage. Une fois encore, si les marches loin d’être pacifiques continuent, le gouvernement pourrait dire adieu aux investisseurs et bravo au chômage massif des jeunes. Donc, je ne crois pas que les multiples voyages du Professeur et ses différents ministres y changeraient quelque chose. Les investisseurs prennent certes de risques mais ils ne sont guère fous au point de venir investir dans un pays où chaque matin, leurs voitures ou leurs personnes risquent d’être touchées par les balles ou cailloux perdus qui ne font que pleuvoir sur Conakry.

En conclusion, l’État doit utiliser tous les moyens légaux pour mettre fin aux différentes marches qui n’ont rien de pacifique car dans le cas contraire, le pays ne sera non seulement pas développé, pire il s’enfoncera de plus en plus dans le sous-développement.

NB : prôner la paix dans notre pays, avertir nos compatriotes sur les probables dangers qui nous quêtent tous, est le devoir de nous tous. D’ailleurs, ce devoir nous est recommandé par notre conscience, notre esprit patriotique et même par notre religion. Bref, si chacun de nous ne peut pas développer notre pays, au moins chacun de nous peut participer à ce qu’il reste en pays.