Créée en 1991 et agréée en 1993, l’association des cambistes collabore avec la Banque centrale dans la vente et l’achat des devises en Guinée. Elu depuis 2004, Elhadj Tidjane Koula Diallo dirige l’association des cambistes. Cette semaine, Aminata.com l’a rencontré. Lisez l’entretien qu’il nous a accordé.

Aminata.com: parlez-nous de votre association

Elhadj Tidjane Koula Diallo: notre association a pour rôle de motiver tout le monde, unir tous les Guinéens et respecter les lois de la Banque centrale. Avant il y avait beaucoup des nigérians qui venaient ici qui faisaient de piratage avec des faux billets. Dès qu’on prenait quelqu’un qui avait de faux billet on le conduisait directement à la DPJ. On a envoyé beaucoup de personne là. Depuis qu’on a agréé notre association, les gens ne font plus de faux billets. Tout ce que le gouvernement a besoin avec nous, on coopère. Depuis ce temps-là, tout va bien, il n’y a pas de défaillance. Nous sommes représentés dans les préfectures de l’intérieur du pays.

Rapport avec la Banque centrale

La Banque centrale est notre tuteur. Si nous souhaitons avoir un agrément, on le demande auprès de la Banque centrale. Quand il y a des rencontres par exemple sur la monnaie guinéenne, on nous invite et on assiste. Si vous voulez, la Banque centrale est notre interlocuteur, c’est-à-dire notre patron. On ne fait rien sans l’autorisation de la Banque centrale.

La gestion des devises pendant la période Ebola

Comme on avait eu de problèmes avec l’arrivée d’Ebola, la Banque centrale nous donnait de l’argent (devises). A ce moment, les gens sortaient rarement et achetaient rarement. La Banque centrale nous assistait en nous donnant des devises pour satisfaire les gens qui sont malades, les étudiants, les pèlerins, les missions que les gens font. Pendant deux ans la Banque centrale nous assistait. A cette époque, il y avait moins de devises.

Vous aviez reçu combien?

Au début nous avions reçu 15 000 dollars par personne qui a un agrément mais ça n’a pas continué. Finalement il y avait eu des défaillances. Vous savez dans chaque secteur il y a des mauvais et des gens bien. Finalement on est allé rencontrer la Banque centrale, on a dit que nous collectons l’argent, mettre dans le compte de l’association. La Banque centrale a commencé à nous vendre à 200 000 dollars c’est parti jusqu’à 500 000. A un certain moment, une à deux fois, on nous a donné jusqu’à un million. Comme il n’y avait pas de devises aussi avec eux, ils nous fournissaient avec les importateurs des denrées alimentaires, il nous donnait entre 200 000 et 500 000 dollars.

Il y a eu des gens qui vous ont accusé d’avoir mal géré

Jusqu’à présent si on me demande comment j’ai géré cette situation, j’ai tous les papiers (justificatifs). La Banque centrale est aussi au courant. Tout ce qu’on faisait le même jour j’envoie à la Banque centrale. Je garde une copie et la Banque centrale garde une copie. Si vous demandez tout de suite, je peux vous donner, les papiers sont là. Jusqu’à maintenant, personne ne peut dire qu’il a versé tel montant et qu’il n’a pas reçu son argent. Chacun reçoit ce qu’il a versé. Le problème c’est où? On peut verser l’équivalent de 600 000 dollars et on fait la demande auprès de la Banque centrale pour 600 000 dollars. Ça ne veut pas dire que parce qu’on a fait une demande de 600 000 dollars on va recevoir les 600 000 dollars. C’est impossible. De temps en temps on peut faire une demande de 600 000 dollars et la Banque centrale nous donne 300 000 ça dépend de la disponibilité au niveau de la BCRG. La Banque centrale aussi ne produit pas de dollars. C’est en fonction de la disponibilité que la Banque centrale nous donnait. Depuis l’arrivée du Pr. Alpha Condé, à la Banque centrale tout va bien, c’est la vérité. Les devises ne montent pas. Depuis six ans, c’est une seule fois que les devises ont grimpé. Les devises sont stables à la Banque centrale. Les cadres qui sont là-bas gèrent bien.

Des dissensions

Ce n’est pas un groupe, c’est deux personnes. Jusqu’à preuve de contraire je ne vois que deux personnes.  Je vois Bakary Konaté comme un jeune frère que j’ai formé moi-même, il n’a même pas cinq ans de carrière. Je lui ai connu en 2013, il a obtenu son agrément tout récemment ça n’a même pas fait quatre mois. Au moment où il revendiquait il n’avait même pas son agrément. Son vice-président Oury aussi, c’est moi qui lui ai présenté dans le secteur de devise. Lui (Oury) aussi, c’est en 2015 qu’il a reçu son agrément. Jusqu’à preuve de contraire je ne peux pas dire qu’il y a un groupe contre moi.

Entretien réalisé par Alpha Oumar Diallo

alphanyla@gmail.com

+224 656 391 976

 

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