Des élèves-maîtres de l’Ecole Normal d’Instituteurs (ENI) de Labé sont en grogne a l’heure de percevoir le pécule. Ils réclament trois mois d’arriérés au compte de la session 2016-2017 et 7 mois Au cours de la session en cours.

L’annonce d’un montant de 450000 par personne a mis le feu aux poudres et la curiosité des bénéficiaires de savoir est le reliquat de l’an dernier ou non? C’est motus et bouche cousue pas un responsable ne semble décidé à partager ce qu’il en sait.

Une fille du lot dénonce le fait qu’ils soient souvent déployés sans moyens dans les villages pour des stages pratiques avant de menacer de ne plus obtempérer si les moyens font défaut.

Pour une raison ou pour une autre les élèves maîtres ont réussi à s’accorder à rencontrer le directeur régional de l’enseignement technique qui a souligné un manque de transparence ou de confiance entre les bénéficiaires de la prime et les gestionnaires de celle ci.

Pointé du doigt par les grognards, le sieur Cissé le verbe haut a répondu :

“très lisiblement à l’actif 2016_2017 ils ont reçu 6 mois je n’ai pas d’infos par rapport à ça mais ils ont reçu 6 mois”.

Le directeur régional  de l’enseignement technique Souleymane Mara a promis de mobiliser toutes les justifications afférentes au dossier avant une réunion de son  cabinet dans les jours à venir.

Aussi nous avons pu comprendre que pour encourager les filles de la filière la GIZ apporte quotidiennement le montant de 50000 sur chaque pécule mais ces fonds non plus, les destinataires n’en ont jamais vu la couleur.

Pour l’heure, les questions valables sont:Pourquoi les élèves-maîtres de l’ENI de Labé ne reçoivent pas encore l’intégralité de leur dû comme leurs pairs des autres villes ? Le directeur régional peut-il cautionner une telle pagaille sans sévir ? Qui est ce qui est dans le topo? L’avenir nous en dira plus. 

Ousmane K. Tounkara, correspondant d’Aminata.com