Elections locales: des manquements enregistrés dans un processus de formation à Dinguiraye ?
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La date des élections locales est fixée pour le 4 février 2018 par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) en commun accord avec les acteurs du processus électoral. A moins de trois mois de cette date, les démembrements de la CENI, institution chargée d’organiser les élections et référendums en République de Guinée, s’activent sur le terrain pour des activités d’ordre juridique et technique à l’intérieur du pays.

A l’instar des autres préfectures, celle de Dinguiraye a fait exception

Selon nos informations, des magouilles ont été enregistrées après le test de recrutement d’informaticiens et de juristes devant accompagner les démembrements de la CENI pour la gestion des listes de candidature dans la préfecture de Dinguiraye.

Le jeune informaticien Mouctar Diallo qui a participé non seulement à la formation mais aussi au test raconte : « pour la tenue des élections locales un appel a été lancé par la CENI envers les informaticiens et les juristes. Suite à cet appel de candidature, nous avons déposé nos dossiers. Au total, 21 dossiers d’informaticiens ont été présélectionnés. Ils ont tous suivi une formation de 4 jours mais sans primes. Les formateurs ont déclaré que seuls les admis auront droit à des primes ».

Malgré cela poursuit-il : « tous les postulants ont suivi la formation et ont passé le test de recrutement organisé à cet effet. Mais à notre surprise, l’on a constaté la présence de nouvelles figures, c’est-à-dire des personnes recommandées par la haute autorité de la Préfecture. Des personnes qui ne sont ni informaticiens et n’ayant pas participé aussi à la formation ni à l’évaluation », a-t-il dénoncé.

Pour Mouctar Diallo : « si ces personnes-là n’étaient pas parmi les admis on pouvait comprendre, mais à notre grande surprise et qu’après évaluation on trouve que se sont ces mêmes personnes recommandées qui ont été retenues. Aussi, les soit disant formateurs ont pris la place des candidats locaux. Il y a l’un de ces évaluateurs qui nous a avoué qu’il a évalué les 5 meilleurs candidats qu’ils ont mis à l’écart pour recruter ces personnes recommandées », a-t-il déploré.

Cette pratique n’est pas sans conséquences : « Nous ne pouvons pas être d’accord avec une telle corruption. Ce qui veut dire que le métier d’informaticien est réduit à zéro. Avec cette pratique, ils jouent avec l’avenir des élections locales, donc l’avenir de notre pays. Sinon le recrutement au niveau des postes aussi sensibles ne devrait pas être à la base relationnelle. Il fallait mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut pour ne pas continuer à rester dans le fossé », a conclu Mouctar Diallo.

Avec ces manquements, l’on se demande si la date du 4 février 2018 sera aussi respectée.

Certains opérateurs de saisie et magistrats d’autres préfectures ont été outillés en termes de gestion des candidatures et de notion de collectivité.

Affaire à suivre…

Oumar M’Böh pour Aminata.com

+224 622 624 545/666 369 744

mbooumar@gmail.com

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