Calme précaire à Boké : les autorités locales ont quitté la ville
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L’idée des violentes manifestations hantent toujours les citoyens de Boké. En dépit d’une journée plus calme que les deux précédentes, la psychose est là palpable prête à expulser une seconde fois des accrochages, entre citoyens et agents de sécurité dans la ville.

Déjà, l’administration a cessé d’exister  depuis la fuite des autorités de la ville. Le préfet et le gouverneur et tant d’autres travailleurs de l’administration locale ont pris la poudre d’escampette suite aux émeutes. Ils se sont, soit réfugiés dans les environs, soit un peu plus loin à Conakry en attendant que les esprits des citoyens surchauffés se refroidissent.  C’est-à-dire quand enfin le calme sera là.

On nous apprend que le préfet et le gouverneur se trouveraient dans les environs de Koolabouï et Kamsar. Il y a une existe une forte présence militaire dans à Boké. Ce qui est sûr c’est que la délégation gouvernementale en provenance de Conakry conduite par le ministre des Mines est depuis ce matin à Kamsar. Une rencontre y était prévue ce vendredi 28 avril 2017 entre les émissaires et les jeunes avant d’être reportée à demain samedi à 9h à la maison des jeunes de Boké.

Sur les raisons de  ce report, nous avons appris que c’est dû au manque d’unanimité entre les différentes associations des jeunes de la préfecture. Elles ne sont pas parvenues à la composition de leurs représentants. Il était prévu au moins 70 jeunes devant prendre part à la réunion. En plus, la plateforme revendicative est jugée par certains comme trop ambitieux. Le mémorandum est constitué de  35 points traitant de l’emploi de jeunes à la desserte en eau et électricité en passant par la construction d’une route ‘‘contournante’’ pour éviter que les engins des sociétés minières ne soient obligées de traverser le centre de la ville  avec des risques potentiels.

Ce soir, après l’annonce du report de la réunion un jeune nous a confié que la délégation était en train de coopter certains leaders pour les corrompre. Mais, a-t-il ajouté, des mesures ont été prises pour que le mouvement ne soit pas divisé.

Abdoul Malick Diallo

+224 655 62 00 85

dialloabdoul110@gmail.com

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