[dropcap class=”kp-dropcap”]L[/dropcap]es élèves du collège de Ratoma ont eux aussi manifesté ce matin leur colère face à la décision du ministre de l’enseignement pré-universitaire, Dr. Ibrahima Kourouma. Une colère suivie de manifestations sur la rue et perturbé la circulation pendant quelques minutes. C’est suite donc à cette manifestation de ce vendredi 21 mars 2014 des élèves du lycée Ratoma situé en haute banlieue  que notre reporter est allé à la rencontre du principal dudit collège, Elhadj Amadou Sow pour s’enquérir plus de réalités sur cette situation.

Bonjour, M. le principal présentez-vous et dites-nous qu’est ce qui s’est passé ce matin dans votre école ?
Bonjour, je suis Elhadj Amadou Sow, le principal sortant du collège Ratoma dont l’effectif est de 1857 élèves. Donc, ce qui s’est passé ce matin, c’est après la montée des couleurs, une sensibilisation a été organisée avec bien entendue les membres de la DCE 2 à l’endroit les élèves afin qu’ils aillent en classe et travailler comme d’ordinaire. Mais, à notre grande surprise est qu’après cette sensibilisation, les élèves sont allés dans leurs classes respectives et quelques 10mn après les cailloux ont commencé à venir de partout.
Pourquoi avez-vous procéder à une sensibilisation des élèves, qu’est ce qui s’est passé ?
Vous n’êtes pas sans savoir, il y a 5 jours un arrêté ministériel a enlevé un certain nombre de cadres  et de leurs adjoints dans des établissements dont notre école en fait partie. Ce qui n’est pas du goût des élèves. Alors, ce de ça qu’ils manifestent.

Selon vous, est ce que cet arrêté est venu au bon moment ?
En réalité, ils peuvent être là (les élèves ndlr) on le fait. Mais, normalement c’est pendant les vacances que les mutations se font, ce n’est pas pendant l’année scolaire. A moins que ça ne soit une sanction qui évince quelqu’un. Sinon, ça se fait pendant les vacances. Car, il y a des périodiques qui l’indiquent.

Dans votre école comment vous qualifiz cette décision du ministre ?
Dans la mesure où, les raisons de cette sanction n’ont pas été dites, nous l’avions qualifié de « Destin ». Et, le destin peut venir à tout moment pour un homme.

En tant que principal, quelle est la solution imminente que le ministère pourrait entreprendre pour faire revenir le plus vite que possible les élèves des différents établissements qui sont en colère ?
C’est de continuer les sensibilisations à tous les niveaux pour que les élèves sachent qu’ils n’ont pas à gagner en perturbant les cours. Cela, à 2 mois des examens.

Et si le ministre arrivait à revenir sur l’arrêté, n’est-ce pas une autre solution aussi ?
Là, je ne sais pas si cela est faisable, mais ça peut être une solution, si ça ce fait.
En tout cas, nous, notre objectif, c’est la formation des élèves, on  n’a pas du tout l’intérêt à ce que les élèves soient dans la rue. Parce que, c’est des problèmes pour non seulement ces élèves, pour nous et leurs parents.
Pour le moment le conseil lancé à l’endroit du ministre, c’est de ne pas continuer à diffuser les arrêtés déjà signés concernant les établissements à l’intérieur du pays, sinon les mêmes soulèvements pourraient être signalés à ces endroits. Parce que disait l’autre « il faut attendre une période d’adaptation pour un tel changement ». Malgré que c’est, au cours d’une assemblée générale les portes et fenêtres d’un parti politique ont été fermés et les jeunes dudit parti avaient demandé leur insertion dans l’administration.

Propos recueillis par Oumar M’Böw pour Aminata.com
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mbooumar@gmail.com

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