On dit chez nous: «Celui qui te bat quand tu ne lui as rien fait, ne te laissera jamais si tu lui as fait quelque chose ». 

Certains de nos compatriotes n’ont fait qu’organiser les marches et les villes mortes justifiées et non-justifiées pendant les dix dernières années. Ils ont manifesté derrière les politiciens égarés, les syndicalistes révolutionnaires, les mécontents de coupures de l’électricité, …. et si le gouvernement de notre fameux professeur pense qu’ils laisseraient passer leur acte amateur, alors il n’a pas appris grand chose de notre histoire récente.

Cette fois-ci, le gouvernement de notre fameux professeur a vraiment été maladroit d’augmenter le prix de l’essence dans la situation actuelle, politique, socio-économique du pays. Les conséquences risquent d’être inattendues. Que font-ils leurs milles et un ministres conseillers à la présidence.

S’il avait commencé par réduire son budget présidentiel; avait annulé celui de son chef de file de l’opposition; avait concentré les départements ministériels; avait réduit ses conseillers à la présidence; avait arrêté, puni tous ses anciens et actuels ministres et cadres qui sont impliqués dans la corruption; avait récupéré ces fonds publics partis dans les poches; avait réduit les dépenses inutiles du gouvernement, … le peuple de Guinée pouvait accepter de faire un sacrifice aussi.

Sans oublier qu’il fallait regrouper les élections présidentielle et communales en 2015 pour épargner au pays des dépenses inutiles. Pire, ils ont organisé les communales au début de l’année (les conseillers communaux ne sont toujours pas installés après plus de trois mois) et ils veulent organiser les législatives à la fin de l’année. Un ou des gouvernements qui se souciaient de l’état de la caisse publique auraient pensé à organiser les deux en temps.

Il est évident que le prix de l’essence, … est en train d’augmenter sur le marché mondial mais le problème est qu’il est très difficile à un Guinéen d’accepter ces changements dans sa condition actuelle.

Il est important de montrer nos mécontentements au gouvernement par rapport à ce changement mais les biens individuels et collectifs doivent être épargnés car il y va dans notre intérêt national.

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