Dans les marchés guinéens, les produits en Etat de péremption sont récurent. Les consommateurs s’en procurent sans s’en rendent compte. Certaines vendeuses pour faciliter la commercialisation des produits qui ont atteint la date d’expiration, diminuent le prix pour attirer  la clientèle. Cette pratique est récurrente à Kindia. Le chef section contrôle de qualité est monté au créneau samedi 14 avril 2018. Mamadou Adama Diallo plaide pour la mise en place d’une association des consommateurs afin d’identifier, de dénoncer et  de lutter contre la vente des produits périmés dans sa juridiction (Kindia).

La préservation de la santé des citoyens est une lutte qui doit intéresser tout le monde. Le plus souvent les citoyens se dirigent vers les marchés, les boutiques, les superettes pour se procurer de leurs produits de préférence. Ces centres commerciaux ne doivent pas normalement être des réservoirs de maladie. D’où la mise en place de la section contrôle de qualité. Par contre, ils sont nombreux ces vendeurs, commerçants ou autres, qui vendent des produits de tout genre et de toute qualité en état de péremption. « À Kindia, nous saisissons souvent des produits périmés dans des boutiques. Ce qui nous pousse à avoir des grandes quantités. Et, nous sanctionnons les propriétaires par réprimande. Ce sont les femmes qui vendent généralement les produits périmés au marché. Elles revendent moins chère pour avoir rapidement de l’argent et repartir. Des fois elles quittent Conakry pour Kindia. Quand tu les prends, tu retires tout ce qu’elles ont, un mois après, ce sont les même personnes que tu vas revoir avec d’autres produits. Cela nous fatigue énormément », explique Mamadou Adama Diallo chef section contrôle de qualité au niveau de la Préfecture de Kindia.

Dans le cadre de l’identification des marchandises qui ne sont plus destinées à la consommation, le service de contrôle de qualité se voit heurté à des obstacles. Cependant, les commerçants sont retissent dans le marché. Le seul moyen utilisé par ce service à Kindia, est l’organoleptique. Pour faciliter la lutte de ce fléau, l’état doit mettre en place des matériels de dernière classe. Car la vie des citoyens en dépend. « Normalement on devait avoir des petites valisettes où il y a des kits de contrôle », a-t-il soutenu.

De poursuivre, « il devait et il doit avoir une association des consommateurs. Elle pourra beaucoup aider le service à lutter contre cette pratique illicite afin de préserver la santé des consommateurs. C’est elle qui pourra alerter le service sur les produits périmés partout où ils  trouvent », a-t-il sollicité.

Dans l’année 2017, le service contrôle de qualité de Kindia avait incinéré 7 tonnes de produits en état de péremption.  Cette année, au dire de son premier responsable, environ une tonne de produit saisis se trouvent dans le magasin de stockage.

Abdoulaye Bangoura, correspondant d’Aminata.com

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