Perte à ciel ouvert d’Aloco: des vendeuses au marché de ta Tannerie dénoncent le manque d’infrastructures

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Alpha Oumar Diallohttps://aminata.com
Alpha Oumar Diallo est journaliste de formation. Issu de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), ce jeune pétri de talents et d'objectivité a travaillé dans de nombreuses rédactions en Guinée et a collaboré avec de médias étrangers. Passionné de l'écriture, il traite régulièrement des sujets d'actualité en toute impartialité et fait des analyses objectives.

Elles sont nombreuses ces femmes vendeuses d’aloco qui sont confrontées à des pertes de leurs marchandises qu’elles transportent de l’intérieur du pays et des pays environnants pour Conakry. Un tour ce vendredi au marché de la Tannerie, dans la commune de Ratoma où peut constater des camions alignés au bord de la route pour débarquer les marchandises.

Sur les lieux, des tas d’ordures d’aloco sont exposés à ciel ouvert. Et nous avons constaté quelques femmes étalagistes assises au bord de ces ordures pour faire leur petit commerce.

Nombreuses sont celles qui se retrouvent dans des situations compliquées pour revendre rapidement leurs marchandises. La conservation naturelle de cet aliment n’a pas garantie. Quand elle commence à mûrir, c’est juste pour quelques jours, s’il n’est pas consommé, il pourri.

Pour certains femmes interrogées sur place, cela est dû au manque d’infrastructures routières et industrielles, c’est à dires des Petites et Moyennes Entreprises (PME), chargées de la transformation de ces genres d’aliments.

Pour Yopou Guilavogui, actuellement, ils ont du mal à s’en sortir avec leurs commerce, quand elle fait la commande, d’ici que ça n’arrive à Conakry, ça trouvera que beaucoup se sont gattés en cours de route.

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<< Tout cela, c’est parce qu’il n’y a pas de route en Guinée. Quand le camion bouge, il retarde beaucoup, avant qu’il ne rentre ici, ça trouvera que beaucoup sont gattés. Quand il arrive aussi, le temps pour moi de vendre ça trouvera que la majeure partie est gatté. Donc, souvent je perds de dans. Si vous voyez qu’il y a cette perte, moi je dirais que c’est parce qu’il n’y a pas aussi des usines de transformation, s’il y avait ça, on pouvait travailler avec eux, comme ça à chaque fois, ils viendront chercher pour transformer a d’autres choses. C’est comme ça, ça se passe chez certains pays développés >>, a-t-elle déclaré.

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Cette situation inquiète plus d’un titre, quand on sait que contrairement aux années précédentes, il y a moyenne de quantité d’aloco en Guinée à cause de la rareté des plantations ou de la déforestation. Actuellement, la plus grosse quantité vient de la Côte d’Ivoire. Cette perte n’épargne pas les femmes étalagistes.

<< Nous on part acheter avec les grossistes pour venir revendre en détail. Mais je vous le jure, ce n’est pas facile. Dès fois les alocos sont complètement gattés à cause de la chaleur. Donc, avec ça, les clients ne viennent pas. L’Etat n’a qu’à nous aider à avoir des bonnes routes et aussi même si c’est une usine de transformation en attendant >>, a invité Monique Pivi.

Dans d’autre circonstances, ce n’est pas tous les alocos qui sont jetés, les moyens bons sont souvent revendus aux femmes font les petits commerces dans les quartiers. C’est le cas de Fatoumata Soumah qu’on a trouvé en train de trier.

<< Je viens ici tous les jours, pour voir les alocos qui ne sont pas complètement gattés, j’achète pour aller griller et revendre dans le quartier. Avec cet état, nous achetons moyen chère>>, a-t-elle expliqué.

Face à cette situation,des mesures nécessaires devraient être prises par les autorités pour sauver la production d’aloco en forêt. Pour certains citoyens, pour diminuer cette perte en quantité de cet aliment, il est nécessaire de mettre en place des usines de transformation et faire des routes praticables dans l’intérêt de ces femmes qui se battent à travers cette activité pour gagner leur quotidien.

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Grand reportage d’Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com

Tél: (+224) 656-77-52-34

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