Sidiki Keita Directeur général l’agence nationale de l’aquaculture de Guinée (ANAG) et Lionel Laurens représentant résident pays
Sidiki Keita Directeur général l’agence nationale de l’aquaculture de Guinée (ANAG) et Lionel Laurens représentant résident pays

Le Ministère guinéen des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime en partenariat avec le programme des nations unies pour le développement(PNUD) et le Japon a procédé ce mercredi 10 avril 2019 au lancement du projet ‘’Appui au développement de la Pisciculture en Haute Guinée" à Conakry.

Ce projet est financé par le Japon et le PNUD à hauteur de 1.115. 663 dollars US. 1.000.000 dollars US par gouvernement japonais et le PNUD (115 663 dollars US).

Dans son exposé, Sidiki Keita Directeur général l’agence nationale de l’aquaculture de Guinée (ANAG) a dit que trois (3) résultats sont attendus de la mise en œuvre du projet: ‘’le premier résultat vise le renforcement des capacités techniques et opérationnelles de l’Agence Nationale de l’Aquaculture de Guinée (ANAG) et ses services déconcentrés afin de les permettre de fournir un meilleur support technique et le suivi des pisciculteurs. Le deuxième résultat vise de l’aménagement et l’empoissonnement de 15 sites piscicoles (dont 5 par préfecture), à travers une approche participative. Ces 15 sites piscicoles permettront de produire au moins 22 tonnes de poisson la première année, avec un potentiel d’accroissement les années suivantes. Et le dernier résultat vise à accroître la disponibilité du poisson sur le marché local à travers : l’organisation des fréquences de pêche suivant les besoins du marché et les cycles de production, l’amélioration des techniques de transformation et de distribution, la formation et l’équipement des vendeuses’’.

Aux dires de Monsieur Keita, ce projet qui cible les préfectures de Kankan, Mandiana et Siguiri, bénéficiera s’étend sur une année (Avril 2019 à mars 2020).

Pour Lionel Laurens représentant résident pays programme des nations unies pour le développement(PNUD), l’aboutissement de ce projet repose sur un partenariat efficace entre son institution, le gouvernement guinéen et celui du Japon.

«L’ANAG et le PNUD ont travaillé en étroite collaboration sur le sujet depuis juillet 2018 sous les conseils et orientation de l’Ambassade du Japon. Ce travail collaboratif a permis d’abord la sélection de la note conceptuelle du projet en décembre 2018, puis l’accord de financement par le Japon à la fin du mois de février 2019. Avec 300 kilomètres de côtes s’ouvrant le long de l’océan atlantique, avec plus d’un millier de rivières, une pluviométrie abondante, la Guinée recèle un important potentiel et dispose d’un atout majeur en aquaculture (pisciculture) tant marine que continentale. Ce réel potentiel de production halieutique et le secteur de la pêche constitue un levier de croissance économique alors qu’elle ne représente aujourd’hui que 3,5% du PIB(PNDES). Face aux défis de la dégradation environnementale et du réchauffement climatique, la pisciculture est également un moyen d’adaptation dans les écosystèmes de savane comme la haute Guinée», a-t-il ajouté.

Selon lui, le projet permettra de fournir aux populations rurales de la haute Guinée, au moins 22 tonnes de poissons la première année, avec un fort potentiel d’augmentation les années suivantes. «Le projet bénéficiera directement à 11,700 personnes dont 82% de femmes», a-t-il précisé.

De son côté, Hideo Matsubara ambassadeur du Japon en Guinée a dit que son pays est un archipel où la pêche occupe une place importante dans l’économie et la culture.

«Le Japon a développé un savoir-faire ancestral en la matière. Il s’agit également d’un des axes essentiels de notre politique de coopération, notamment en Afrique et en Guinée. Par le passé, le Japon a déjà financé deux microprojets d’aquaculture en haute Guinée, qui en ont démontré la faisabilité et la pertinence dans cette région. En effet, le terrain et le climat se prêtent à ce type d’activité, et les résultats ont été encourageants. De plus, la haute Guinée est une région particulièrement vulnérable à l’insécurité alimentaire. Aussi, lorsque le programme des nations unies pour le développement a présenté ce projet d’appui et de renforcement de capacités à l’ANAG nouvellement créée, le gouvernement a décidé d’apporter son financement à hauteur d’un million de dollars (1.000.000 USD), soit environ neuf milliards trois cent millions de francs guinéens», indique le diplomate japonais.

Avant de remercier les donateurs, Frédéric Loua ministre guinéen en charge de la pêche, de l’aquaculture et de l’économie maritime a dit que malgré un potentiel aquacole important, le taux de consommation de poissons en Guinée est estimé à 13 kilogrammes par habitant et par an et reste encore inférieur à celui des pays côtiers de la sous-région. A l’en croire, cette situation très remarquable en zones rurales expose les populations à une insécurité alimentaire protéinique, «surtout chez les femmes et les enfants».

Mamadou Aliou Barry pour Aminata.com

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