La directrice générale de l’Office National de Contrôle Sanitaire des Produits de pêche et de l’Aquaculture (ONSPA), a fait une déclaration mercredi 7 novembre 2018 à son bureau sur la gestion de sa direction et les avancés pour la levée de la sanction de l’Union Européenne contre la Guinée concernant d’exportation de poissons dans la zone européenne.

L’Office National de Contrôle Sanitaire des Produits de la pêche et de l’Aquaculture est un établissement public à caractère administratif, doté d’une personnalité morale. Ce service comprend une gestion générale avec une agence comptable, un conseil d’administration, 4 départements techniques et le service d’appui. Sa mission principale, c’est assurée la politique du gouvernement en matière de qualité sanitaire des produits de pêche et de l’aquaculture.

Depuis 2007, le marché de l’Union européenne est interdit aux produits aloétiques de la Guinée. C’est une décision suite à une visite de l’office alimentaire vétérinaire de l’Union Européenne en Guinée.

Selon la directrice de l’ONSPA, il n’y a jamais eu de plainte sur les produits Guinée. « Mais quand ils sont venus, ils ont inspecté toute la filière et depuis, le débarquement jusqu’à l’expédition des produits au port et à l’aéroport, ils ont visité les laboratoires et les usines. Ils ont vu qu’il y a des défaillances, à l’époque, ils ont douté sur la qualité de l’eau que nous utilisons pour laver les produits, il y avait pas de courant, il y avait souvent des coupures de courant, on pouvait rester jusqu’à 6 heures, 12 heures de temps, il y avait pas de courant. La plus part des usines se trouvaient en banlieue. Donc, il y avait de forte chance que la chaine  de froide ne soit pas respectée. Au niveau de laboratoire, il n’y avait pas tous les équipements qu’il faut et il n’était pas accrédité », a expliqué Mme Aribot M’mah Savané.

Elle a poursuivi son intervention en précisant que c’est compte tenu de tout cela, pour des mesures de sauvegarde, ils ont suspendu l’exportation des produits de la Guinée vers le marché de l’Union Européenne. « On devrait avoir une visite 6 mois après,   il y a eu des évènements sociopolitiques entre 2006-2007, donc cela  n’a pas permis à nos opérateurs de continuer à exercer leurs activités pour qu’il y ait un contrôle et que l’Union Européenne vienne faire le contrôle si tout est mis en place pour qu’il y ait la reprise des exportations. Ça fait 11 ans que nous nous battons pour la lever de cette suspension ».

Plus loin, Mme Aribot a souligné que c’est grâce à la persévérance du Président de la République, le professeur Alpha Condé, dès qu’il a constaté cela, il a élevé d’abord leur direction au rang de DPA en étant un service rattaché, le service a été créé. Il y a eu des états généraux de la pêche étant en bonne place pour l’appui qu’on devrait recevoir pour la reprise des exportations du côté de l’Europe.

« Nous avons fait des plans d’action pour identifier toutes les activités qu’il faut mener par rapport au 11 recommandations faites par l’Union Européenne. Toutes ces recommandations s’adressent à l’autorité compétente de  la Guinée. C’est-à-dire que nous autorités compétentes, le ministère de la pêche et de l’aquaculture est le garant des produits exportés vers l’Union Européenne et d’autres horizons ».

En 2016, il y a une mission guinéenne à l’Union Européenne. Grâce à leurs rencontres, une assistance technique de l’union Européenne depuis cette date est venue identifier les problèmes, les points forts et faibles de la structure de contrôle guinéenne. « A partir de cette  évaluation, nous avons ensemble établies une feuille de route. C’est cette feuille de route que nous sommes entrains d’exécuter ».

La directrice générale de l’office nationale de contrôle des produits de pêche et de l’aquaculture s’est réjoui sur le point concernant le débarquement.  « Dieu merci en ce qui concerne un point de débarquement, il y a Temenetaye  qui est choisi pour le débarquement des produits en exportation. Il y a pas longtemps, M. le Ministre a écrit au ministre des affaires étrangers pour  que le Royaume du Maroc puisse mettre ce point à la disposition de la Guinée et que nous commençons à contrôler les produits au débarquement pour des usines à partir de ce point de débarquement ».

Nous avons identifiés une usine qui n’est pas loin,  qui est à JTH. Cette usine a besoin d’appui. Notre direction l’a appuyé. On lui a fourni deux fabriques de glaces, une chambre froide que nous allons monter bientôt. Nous avons aussi donné quelques équipements à nos inspecteurs pour qu’ils puissent faire le contré. Au point de vu analyse, nous avons eu  à identifier le laboratoire de l’office national d’inspection sanitaire de la Mauritanie. Ce laboratoire est accrédité. Nous avons pris contact avec eux à travers l’expert de l’Union Européenne, c’est là où nous envoyons nos échantillons. Alors nous prélevons les échantillons de l’usine de fabrique de glace au niveau de la mer pour savoir si la mer n’est pas contaminée. Ces échantillons sont envoyés à Mauritanie pour  analyse ».

Pour ce qui concerne le véritable problème que cette direction est confrontée, c’est du faite qu’il n’y a pas de laboratoire en Guinée qui pourra faire ce travail.

« Le problème sait que même si  nous arrivions à faire lever la suspension, il faut vraiment continuer à faire des analyses », a-t-elle relevé.

Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com

Tel : (+224) 656 77 52 34

 

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