Le réseau ouest africain pour l’édification de la paix (WANEP), crée en 1998 à Accra au Ghana suite à l’ampleur que prenaient les conflits en Afrique de l’ouest doit célébrer en 2019 ses 20 ans d’existence. A l’instar des autres pays africains membres de cette organisation non gouvernementale, la Guinée qui a connu des conflits communautaires soldés par  des  pertes en vie humaine et des dégâts matériels considérables a bénéficié des approches de solutions de WANEP qui ont permis de les minimiser. 

Selon le Coordinateur National de WANEP- Guinée, François Fadoua TOLNO : « Le WANEP qui est un réseau sous régional dont le siège est au Ghana s’est fixé comme objectif d’œuvrer pour la paix et la cohésion sociale à travers l’approche d’édification de la paix fondée sur la collaboration et le compromis. Cette organisation est représentée dans les 8 régions administratives de la Guinée. Nos structures ont trouvé des solutions à plusieurs conflits à travers le pays », s’est-il réjouit.

Et que c’est grâce à l’appui du fonds de consolidation de la paix à travers le PNUD et l’USAID à travers CRS qu’ils ont pu installer une soixantaine d’infrastructures sociales de paix qui ont à leur tour résolus une centaine de conflits communautaires, notamment domaniaux en forêt et en Haute Guinée.

En plus de ces conflits communautaires, d’autres conflits liés aux processus électoraux sont souvent enregistrés dans le pays avant pendant et après. Pour inverser cette tendance, WANEP- Guinée s’active sur le terrain pour sensibiliser les jeunes principaux acteurs des violences a dit François Fadoua TOLNO : « Bientôt 2019, bientôt 2020 des années électorales. Donc, des périodes instables. C’est pourquoi au niveau de notre organisation nous avons un projet avec le fonds de consolidation de la paix en collaboration avec le RAJGUI et ACORD. Un projet qui cherche à impliquer les jeunes dans la prévention des conflits ; au lieu que les jeunes ne soient des acteurs de violences on veut faire des jeunes guinéens acteurs de paix ».  

Soucieux de l’avenir du pays, François Fadoua TOLNO lance un appel pressant aux populations. Auxquelles, il demande de s’assoir sous l’arbre à palabre pour un dialogue franc et sincère : « on ne peut pas « supprimer » le conflit dans la société, mais on peut travailler pour éviter que ce conflit ait beaucoup plus de conséquences sur notre vie. Je demande aux citoyens de privilégier le dialogue ; quand il y’a un problème on doit s’assoir parler, discuter et trouver une solution. Il n’y a pas un conflit auquel on ne peut pas trouver de solution. C’est possible de s’entendre dans ce pays, il suffit juste de s’écouter et de parler franchement ».

A en croire le coordinateur National de WANEP-Guinée,  seul le dialogue, la compréhension et l’amour du prochain favorise la paix, gage d’un développement durable et harmonieux. Ces approches de solutions aideront les dirigeants à gouverner dans la stabilité.

Oumar M’Böh pour Aminata.com

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