Rate this post

Au cours d’un entretien qu’il a accordé avec un groupe des journalistes dont Aminata.com, le porte-parole du gouvernement, Damantang Albert Camara a admis l’utilisation des armes à feu lors de manifestations. Il répondait à la question sur le non-aboutissement des enquêtes ouvertes après des manifestations mortelles.

Sur les cas des deux personnes tuées lors de la manifestation de mercredi
Si on peut se réjouir que dans un premier temps la marche se soit bien passée. Ce qui s’est passé à la fin annule tout sentiment de satisfaction ou d’autosatisfaction qu’on aurait pu avoir surtout qu’il y a eu mort d’homme à l’arrivée. C’est dramatique, c’est triste et c’est regrettable. Quand vous me demandez quelle disposition prendre c’est difficile de répondre autrement que celles qui étaient prises habituellement à chaque fois qu’il y a eu des manifestations: collaboration avec les organisateurs pour encadrer et éviter les débordements. C’est ce qui a été fait de manière classique et malheureusement les choses ont dégénéré comme ça arrive très souvent. On constate que les incidents surviennent non pas pendant la manifestation, non pas en général sur le parcours mais très souvent juste après en dehors du parcours qui a été déterminé. Ce qui rend plus difficile le maintien de l’ordre.

Le gouvernement banalise-t-il la mort des manifestants?
Il n’a jamais été question de banaliser. Chaque fois qu’il y a mort d’homme en tout cas dans les heures qui suivent ou le soir lors qu’on fait le bilan on le rappelle, on le regrette et on présente nos condoléances. On annonce bien entendu comme cela se doit que la justice va ouvrir une enquête pour déterminer les différentes responsabilités par rapport à ça. Et c’est vrai il y a des armes qui sont utilisées. S’il y a mort d’hommes par balles c’est bien parce qu’une arme a été utilisée. Par deux fois je crois qu’on a pu établir la responsabilité des types qui tiraient. Pour toutes les nombreuses autrefois la justice n’a pas été capable de le faire. C’est un grand échec pour notre système démocratique, notre système pénal parce qu’il est inadmissible que les gens continuent à mourir par balle lors qu’il y a ces manifestations. Très souvent des journalistes rapportent qu’eux-mêmes assistent aux préparatifs de ces marches avec l’état-major de la police, de la gendarmerie qui fouille les policiers avant qu’ils n’aillent à leurs opérations pour vérifier qu’ils ne sont pas armés. La preuve en est à chaque fois que les gens se sont retournés dans leur caserne, ils sont sanctionnés. On caserne les militaires pour éviter qu’un seul militaire ne se trouve dehors pendant les heures de manifestation.

Visiblement ce n’est pas suffisant puisqu’on assiste à des bavures. Je ne suis pas enquêteur, je ne suis pas magistrat, il ne m’appartient pas de déterminer la responsabilité et encore mieux la culpabilité de qui que ça soit. Mais visiblement il y a quand même un problème sur l’utilisation d’armes à feu lors des manifestations qui se traduisent par ces morts.

Alpha Oumar Diallo pour Aminata.com

alphanyla@gmail.com

+224 656 39 19 761

PARTAGER

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here