La journée porte ouverte a été organisé, le jeudi 02 novembre 2017,  par l’Union des Forces  Républicaines (UFR), au siège du parti dans la commune de Matam. Il était question d’échanger et de réfléchir sur les défis économiques et sociaux de notre cher pays la Guinée.

Le Pr. Maurice Zogbelemou Togba l’un des panélistes de cette rencontre a exposé sous le thème  « le Renouveau de l’Etat ».

Résumant ce  thème après les débats d’échanges devant plusieurs invités de marque et hommes politiques, l’ex- ministre de la justice, « La première piste que nous avons évoquée c’est la justice sociale. Vous connaissez la composition sociologique de l’Etat guinéen. C’est  un Etat multiethnique et le problème de  l’ethnocentrique est un véritable cancer aujourd’hui dans notre pays. Tant qu’on ne va pas attaquer frontalement à ce virus,  nous aurons toujours des problèmes. Parce que si l’ethnocentrique nous finit par gangréner l’Etat cela veut dire ceux qui seront au pouvoir vont s’occuper des problèmes de  leur ethnie  et les restes de la population ne va pas se reconnaitre dans l’Etat. Or, toute la population guinéenne doit se reconnaitre dans l’Etat »

Et d’ajouter : « C’est pourquoi, j’ai dit la première des choses c’est la justice sociale dans le traitement égalitaire des différentes régions du pays. La justice dans les nominations c’est vrai qu’il faut tenir compte la compétence. Mais, il faut combiner le critère de la  compétence avec le critère de la représentation générale. Si vous pensez que les compétences seulement dans une ethnie, les autres vont commencer à se plaindre. Or l’Etat nouveau nous autre que  nous parlons, c’est un Etat dans lequel tout le monde se reconnait ».

 

Plus loin, le professeur Maurice Zogbelemou Togba titulaire de droit et avocat en même temps a  parlé aussi de la nécessité de donner à la population une formation citoyenne. « Aujourd’hui dans notre pays quand quelqu’un exerce une fonction on confond la personne et la fonction qu’il exerce.  Cette confusion fait que  la personne pense  critiquer une décision qu’il prend, c’est critiquer la personne. Vous voyez par exemple sur le  plan juridique  celui qui  commet  du tort, le droit administratif et contentieux administratif n’est pas développé à cause de ça. Par ce qu’on se dit non c’est elle qui a pris la décision, si j’attaque cette décision à la  justice ça veut dire que,  je l’attaque et tout cela est source de problèmes et on n’arrive pas à résoudre », déplore-t-il.

Zeze Enèma Guilavogui pour aminata.com

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