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Labé : les fous inondent la ville et font parfois courir des dangers aux citoyens

A  côté des chiens  errants  et  des mendiants, la ville  de  Labé présente  comme  autre  décor les malades  mentaux qui  occupent  tout l’espace  du  marché et dont  la  majorité  se  donne  rendez vous  sur  le  quai  de  collecte  des ordures  où  ils  viennent  grappiller de  la  nourriture.

A côté de  cette  présence  massive  des fous  dans  la  cité de  Karamoko  Alfa  s’ajoute  le  fait qu’il  y en  a  qui  constituent  un  net  danger pour  les citoyens.

Dans  un  passé lointain une  folle avait découpé  à  la  machette  son petit  garçon  à Ndiolou, l’an  dernier  un  homme dont  les  troubles  mentaux  étaient connus  des  voisin  à  tuer  son  épouse  au pilon à Paraya, le 31 janvier  dernier à la  gare  routière de  Kaalan un  fou  a  perturbé  la  quiétude  des  lieux  en  assenant  pendant  de  longues  heures des  ruades  aux  passants  dont  des  conducteurs  de  taxis  qui  ont  parfois  perdu  équilibre.

Le dernier  cas  en  date  de  ces  violences débiles, c’est   la  semaine  dernière où un fou  habitant  dans  une  cour  commune  à Ndiolou  s’en  est  pris  aux  habits  de  ses  voisins pour  les  brûler alors une  femme dont  les  habits  faisaient  partie  de  la  torche   a  sonné l’alerte et  Abdoulaye  Djibril  Diallo, un  voisin  et  un  de  ses  amis sont  venus  au  secours, mais ont  vécu  des  sueurs  froides:

« je  me  suis  fait  accompagner d’un  voisin  pour  tenter  de  neutraliser  le  fou mais  il  était armé  d’un  poignard  et s’est  avancé vers  nous alors  on  a  fui dans  la  débandade j’ai  heurté une  pierre  qui  m’a  foulé  la  cheville…Lorsqu’un  fou s’attaque  à  quelqu’un  ici, il  n’y  a  pas  où  se  plaindre, il  faudrait que  les  autorités prennent toutes  les dispositions pou  interner ces  fous et assurer la  sécurité des citoyens. »

Il  faut  noter  que   certains  fous  déambulent  tranquillement  dans  le marché  et  sont  utilisés  les  soirs  pour transporter  des  ordures  vers  le  quai à ordures, ordures  qu’ils  dispersent  où bon  leur semble  contre de  modiques  sommes  de  500 et  1000 francs sans  atteindre  le  lieu   visé .

                                                                                                                                     Ousmane K. Tounkara

 

Apropos Alpha Oumar Diallo

Alpha Oumar Diallo est journaliste de formation. Issu de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), ce jeune pétri de talents et d'objectivité a travaillé dans de nombreuses rédactions en Guinée et a collaboré avec de médias étrangers. Passionné de l'écriture, il traite régulièrement des sujets d'actualité en toute impartialité et fait des analyses objectives.

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