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La Coalition des Partis pour la Rupture (CPR), comme tous les Guinéens, a écouté avec un grand ahurissement, la Note-Communiqué du Gouvernement qui suspend les cours jusqu’à nouvel ordre. Ce communiqué officialise la paralysie qui frappe notre système éducatif depuis le 1er février 2017.

La crise actuelle de l’enseignement en Guinée est due à l’incapacité du régime de Monsieur Alpha Condé à régler le problème de la grille salariale des enseignants et son refus d’embaucher les enseignants-contractuels qui, comme on le sait, travaillent d’arrache-pied pour former nos enfants. Il est établi que sans ces contractuels, nombre de nos fils et filles ne pourraient pas étudier à cause de leurs effectifs pléthoriques. Les contractuels sont donc des pièces importantes de notre système éducatif.

Cette paralysie, qui frappe tous les ordres d’enseignement, met en cause le devenir des enfants Guinéens et l’avenir du pays. Cet arrêt obligatoire des cours porte largement préjudice sur l’achèvement des programmes scolaires et universitaires car, comme on le devine, ce retard ne sera nullement compensé, malgré les promesses fallacieuses du Porte-parole du Gouvernement. Aussi, l’arrêt des cours entrainera l’échec des milliers d’élèves dans les différents examens à venir. Cette crise que l’éducation traverse est l’une des expressions prémonitoires du devenir funeste de la Guinée sous le régime incompétent de Monsieur Alpha Condé.

En effet, pour mémoire, Adam Smith, dans son ouvrage liminaire « La Richesse des Nations », a cité le capital humain comme l’un des facteurs cardinaux de développement socioéconomique des pays. Cette assertion est devenue autant plus absolue que dans un monde de globalisation, le premier capital des états, comme la Guinée, est—et demeure—la ressource humaine ; et cette ressource humaine—qui inclut les médecins, les sociologues, les managers, les officiers de tout corps, se forme principalement dans les établissements scolaires et universitaires.

La crise de l’enseignement révèle aussi la pratique de l’injustice socioéconomique du régime de Monsieur Alpha Condé. En effet, la plupart des ministres et barons du régime ont leurs enfants en France, au Canada, au Maroc, etc., où ils étudient dans les écoles privées très chères. Tout Guinéen averti sait que ces PRIVILEGIES du régime financent la formation de leurs progénitures à partir de nos coffres publics, bien au-delà de leurs revenus légaux et légitimes. Cette approche s’inscrit dans le plan machiavélique de diviser la jeunesse de notre pays en groupe de « malformés » pour servir les « bien formés » que seront les enfants de ces barons.

La CPR témoigne sa solidarité aux enseignants de Guinée, y compris aux enseignants contractuels, aux élèves et étudiants dont l’avenir est en train d’être bâclé par le régime, et à l’ensemble des parents d’élèves de Guinée. La CPR dénonce l’incompétence des autorités de l’éducation et condamne les mesures inappropriées et criminelles prises par elles.

La CPR enjoint le gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires pour une reprise immédiate des cours dans nos différents établissements scolaires et universitaires. Aussi, le régime doit cesser son sabotage systématique de l’éducation dans notre pays. En effet, le régime n’alloue que 3% du Produit National Brut (PNB) au secteur de l’Education. Ce montant est le plus faible de la sous-région quant on sait par exemple que le Gouvernement du Sénégal, pays sahélien, alloue 6% de son PNB à l’éducation de ses fils et filles. C’est cela les preuves d’un gouvernement responsable.

Au regard de la gravité de la situation, la CPR trouve appropriées les mesures suivantes :
– Maintenir la valeur du point indiciaire à 1030 GNF, telle qu’obtenue par les luttes syndicales passées ;
– Tenir compte des avancements déjà accumulés par les fonctionnaires dans la transposition entre les anciennes grilles indiciaires de la Fonction Publique et les nouvelles grilles ;
– Augmenter les salaires des fonctionnaires conformément aux accords déjà signés ;
– Reprendre les embauches automatiques des diplômés des institutions de formation des enseignants pour combler rapidement le déficit du système éducatif en personnels enseignants;
– Engager immédiatement dans la Fonction Publique les enseignants contractuels ayant accumulé deux ans consécutifs de service.

La CPR lance un appel vibrant aux Guinéens épris de justice, désireux de voir la Guinée avancer sur la voie du progrès, afin que tous, sans aucune forme de distinctions, se joignent à elle pour trouver définitivement la solution au mal multidimensionnel que la Guinée connait depuis l’avènement de ce régime au pouvoir. Devant un péril collectif, il faut une dynamique collective pour assurer le salut de tous.

Vive l’Education pour que vive la Guinée !

Fait à Conakry, le 17 février 2017

Pour la CPR, le Coordinateur
Dr. Faya L. Millimouno
Président du Bloc Libéral

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