Pour rendre opérationnelles ses activités maritimes, la compagnie chinoise dénommée WAP (Winning Africa Port) a demandé à faire un bail avec l’ANAIM sur une des parties de sa superficie de 590 hectares, afin qu’elle implante son centre opérationnel pour ses navires.

En février 2016, l’on a procédé à la ratification de la convention d’établissement d’une raffinerie de pétrole à Kamsar entre la Guinée, la Société de raffinage guinéenne SA (SRG) et Brahms Oil Rafineries Limited.

Mais contre toute attente, la compagnie WAP se serait accaparée du site et lancer des travaux de construction.

Actuellement ce projet est en souffrance à cause de WAP qui s’est fait octroyer près des hectares. Selon les informations, ce site appartient à ANAIM.
Récemment, le ministre de l’Industrie s’est rendu sur les lieux pour voir la faisabilité du projet de raffinage du pétrole. La discussion est tendue entre Boubacar Barry et ANAIM qui serait favorable à la société chinoise. Déjà, sur le terrain, les populations se plaignent de la cohabitation avec les sociétés chinoises qui n’accordent aucune considération à la protection de l’environnement et au traitement de la main d’œuvre locale. Ce qui fait que les mouvements d’humeur sont quasi quotidiens.

D’après un pêcheur qui s’est confié à notre rédaction, les Chinois font ce qu’ils veulent et ils ne considèrent pas les lois guinéennes. « Ils nous disent allez-vous plaindre là où vous voulez.», rapporte-t-il.

Selon toujours notre interlocuteur, nous n’avons plus de poisson, car toutes les terres cultivables sont recouvertes de la poudre de bauxite. Comme si cela ne suffit pas, cette société chinoise risque de mettre en péril un important projet dont la réalisation va créer de la plus-value et de nombreux emplois pour la jeunesse guinéenne.

Selon toujours ANAIM qui dispose de près de 590 hectares à bailler à la compagnie WAP des hectares pour 30 ans et comme l’appétit vient en mangeant, ne soyons pas étonnés de voir cette société chinoise s’accaparer du reste au grand dam des populations guinéennes.

Comme rien n’est trop tard, nos autorités doivent absolument privilégier les intérêts des populations qui subissent et vivent directement les conséquences de l’exploitation minière.

Ce qui paraît incroyable chez ces partenaires à travers la SRG est depuis longtemps dans les démarches pour avoir un titre foncier sur un domaine afin de construire la raffinerie. Le titre foncier obtenu, les travaux lancés aujourd’hui ils sont pratiquement bloqués à cause notamment de la société chinoise WAP. L’on se rappelle qu’il existe des pays où la politique minière des Chinois a été fortement critiquée et même fermée.

En Guinée, les zones minières qui connaissent plus de soulèvement et de mécontentement sont les zones où évoluent les sociétés chinoises, où l’environnement est détruit, les populations sont exposées aux maladies liées à la poussière, les travailleurs locaux mal récompensés.

Selon un travailleur de saumon qui a requis l’anonymat quand on voit le rythme avec lequel on exploite et transporte la bauxite, l’on comprend qu’ils veulent tout prendre et rapidement. Selon la même source, les sociétés chinoises en un temps court exportent à peu près la même quantité que la CBG qui a fait des décennies sur le terrain.

Ousmane Camara pour Aminata.com

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