Chers compatriotes !
La Guinée a trop vécu dans la violence pour ne pas prendre aujourd’hui, le risque de se lancer à nouveau dans des troubles sociaux avec les conséquences néfastes : la création de l’association des nouvelles victimes, une nouvelle liste des coupables, une nouvelle difficulté pour la réconciliation nationale …

 

Les élections législatives du 28 septembre 2013, dans sa forme, constituent un pas important dans la démocratisation de notre pays et doivent mettre ainsi fin à la transition. Sans doute, elles n’ont pas été parfaites. D’ailleurs, des nombreuses anomalies ont été signalées par l’opposition républicaine, les observateurs internationaux et la mouvance Présidentielle. En dépit de ces imperfections, nous devons en tant qu’acteurs politiques et populations de la Guinée, conserver cet acquis minimal et passons par les voies légales de recours dans nos contestations des résultats provisoires. Agir contrairement aux dispositions de nos textes et de nos institutions, c’est commettre l’irréparable et semer le désordre dans le pays.

 

Je ne vois pas l’opposition républicaine comme l’ennemi de la Guinée, ni la mouvance présidentielle comme la seule partie qui  veut notre bonheur.
Je vois deux groupes d’acteurs politiques, ayant  un objectif principal en commun : le développement socio-économique de Guinée. Toute fois, divergents dans le choix des moyens à mettre en œuvre pour atteindre cette fin. Ce qui leurs unit est alors plus fort que ce qui leurs diverge. Si nous détruisons notre pays par la division de sa population dans notre quête du pouvoir, comment gérerions-nous un pays divisé une fois l’obtention de ce pouvoir ? quelles qu’en soient leurs divergences opinions, ils doivent finir par trouver un compromis.
Qui ne se souvient plus de M. Cellou Dalein DIALLO et M. Sidya TOURE, quand ils dirent à leurs militants et sympathisants après les résultats de l’élection présidentielle de 2010 : « L’arrêt de la cour suprême est sans appel, nous acceptons les résultats et appelons nos militants au calme et à la paix ». Il n’était secret pour personne qu’un « non » de la part du président de l’UFDG aurait plongé notre pays dans la guerre civile.
M. Lansana KOUYTE, le fruit de janvier et février 2007 avait refusé de démissionner à la primature pour épargner le pire au pays. M. Alpha CONDE n’avait-il pas accepté d’être privé de sa liberté pour sauver la Guinée ? Ils feront la même chose cette année.

 

L’histoire nous enseigne que les acteurs politiques sont prêts à tout perdre ou à tout accepter pour éviter de compliquer d’avantage la situation de leur patrie. Ils font généralement ces sacrifices et les nôtres n’en font pas d’exceptions. L’amour de la patrie n’est-il pas un devoir sacré pour toute personne qui y vit ?
La Guinée a toujours beaucoup perdu dans les marches pacifiques plus qu’elle n’a gagné. Ce serait une mauvaise idée de les recommencer. Son destin se trouve encore inévitablement dans les mains de ses fils : l’opposition, la mouvance, la CENI et en fin la cour suprême.
En attendant plus de bonheur, vos parents, vos fils, vos voisins, vos amis, … n’aspirent qu’à une seule chose : LA PAIX
Qu’Allah, Le Tout Puissant guide les pas de nos acteurs politiques, leurs aide à penser à plus de la Guinée et aux guinéens.
Je vous remercie !

 

PAR DOUKOURE IBRAHIMA, étudiant en licence 3, économie-finances au C.U.KINDIA

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