Après la proclamation des résultats provisoires des élections législatives par la commission électorale nationale indépendante, l’insatisfaction de l’opposition est forte et ses menaces inquiètent plus d’un guinéen.

Au regard de la tendance qui se dessine en faveur de la mouvance présidentielle, l’opposition menace de reprendre les manifestations de rue si la cour suprême n’annule pas le scrutin du 28 septembre 2013. Ceci veut-il signifier que celle-ci n’est pas prête à siéger à l’Assemblée nationale au cas où sa demande ne serait pas acceptée par la Cour suprême de Guinée? Les multiples déclarations de l’opposition ne le disent pas, bien que certains soutiennent au sein de l’opposition qu’il est exclu  qu’elle siège à l’hémicycle.

 

 

Pourtant, pour qui connait l’histoire politique de la Guinée sait que c’est une grande avancée démocratique. Car, jamais de mémoire d’homme un seul parti d’opposition n’a enregistré 37 députés à l’Assemblée nationale. Et il était inimaginable dans les années passées que l’opposition puisse obtenir cinquante sièges à l’Assemblée nationale.
C’est dire que la démocratie guinéenne est sur le bon chemin même si de part et d’autres de tricherie par des méthodes d’un autre âge. Ni la mouvance ni l’opposition ne se dit satisfaite du déroulement du scrutin du 28 septembre.

 

Maintenant, il revient à la Cour suprême de dire le droit face aux différentes contestations. C’est à elle de trancher entre opposition et mouvance étant donné que c’est le dernier recours. Un recours qui ne doit pas faillir à son devoir et à son serment. Même si en disant le droit il peut y avoir des insatisfaits, l’essentiel est de se soumettre au droit et demeurer un exemple d’honnêteté et de probité.

Certes, la crainte est réelle au sein des populations  qui ne souhaitent pas que l’accalmie actuelle ne soit rompue, face au triste souvenir des mouvements de protestations qui avaient endeuillé de nombreuses familles et dépossédé plusieurs guinéens de leurs biens. Ceci, sans compter la paralysie des populations  qui ont un droit reconnu de liberté de mouvement et d’entreprise. De toute évidence, la communauté internationale restera au chevet de la Guinée jusqu’à l’instauration d’une paix durable dans la confiance réciproque et la tolérance.

De toute évidence, le souhait est que la construction de la démocratie se poursuive sans entrave. Dans ce cadre, ce fonctionnement normal de l’Assemblée nationale sera grand apport à l’idéal démocratique en République de Guinée.

 

Elhadj Abdoulaye DIALLO pour Aminata.com

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