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Guinée : le pays paralysé par des mouvements de grève

Les activités sont très ralenties ce lundi 26 février 2018 en Guinée suite aux mots d’ordres de grève de plusieurs organisations la semaine dernière. Ces mots d’ordres ont été largement suivis dans la capitale Conakry et des régions du pays. Des écoles, des boutiques et magasins sont fermés. La circulation est paralysée dans plusieurs endroits.

Avant la fin de la semaine dernière, c’est l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (l’USTG), le Syndicat Libre des enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), le collectif Mobilisation citoyenne pour sauver l’école guinéenne et l’opposition guinéenne qui ont décidés de commencer une grève à partir de ce lundi.

Pour  l’USTG c’est contre une mauvaise gestion des cotisations des travailleurs au niveau de la Caisse Nationale et de Sécurité Sociale (CNSS). Le SLECG c’est la suite de la grève qu’elle a déclenché le 12 février dernier pour l’augmentation des salaires des enseignants. La collective mobilisation citoyenne pour sauver l’école guinéenne, c’est pour la reprise du chemin de l’école qui a perduré depuis plus de semaines et l’opposition aussi, a lancé le mot d’ordre d’une ville morte pour contester les résultats provisoires des communales du 04 février dernier proclamés par la CENI.

Malgré l’assurance du gouvernement à travers un communiqué lu dans les ondes de la RTG le vendredi, rassurant les citoyens la mise en place des dispositions pour éviter la tenue de ces multiples de grève semble n’est pas tombé dans les bons oreilles.

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Les mots d’ordres des grévistes ont été largement suivis à Conakry  et dans certaines régions du pays. On a constaté cela par la fermeture des boutiques sur la route le prince, l’axe Hamdallaye-Bambeto. Même constat sur Taouya-Kipé. Les établissements situés à ces lieux étaient fermés, c’est le cas du Lycée Kipé et de certaines écoles privées. Après cette commune de Ratoma, dans le centre ville Kaloum aussi la circulation est morose contrairement aux autres jours ouvrables. Le grand Lycée public 2 octobre, il n’y a pas eu cours, la plupart des départements et entreprise de la place sont fermées.

Selon notre source d’information, des manifestations des hommes en colère ont été signalées ce matin dans certains endroits de Conakry, c’est comme le quartier Carrière, commune de Matam, à Kipé Commune de Ratoma et au port autonome à Kaloum ou des manifestants qui réclamaient l’ouverture de classes ont été arrêtés.

Le gouvernement avait indiqué dans leur communiqué l’augmentation des salaires des enseignants à 10% pendant que le SLECG, version Aboubacar Soumah réclame 40% avant de commencer toute négociation.

Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com

Tel : (+224) 656 77 52 34

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