Une délégation séjourne à Labé depuis mardi soir venue du  Bureau guinéen du droit d’auteur (BGDA), motif  du  séjour verser  aux  artistes  leur dû. Ils  sont  137créateurs  des  l’œuvre de  l’esprit  concerné  pour  la  région  de  Labé pour  40 millions  à partager.

La  salle  de  conférence  du  gouvernorat pour  l’occasion  a  servi  de  lieu  de  payement .

Oumar  Keita membre  du  conseil  d’administration du  BGDA a  situé le  contexte :

« les  artistes sont  de  vrais  créateurs, la  contrepartie de  leur  création que  nous  sommes  venus remettre, la  structure  veille  à la régularité des  activités du  BGDA, l’argent  perçu est  l’argent des  artistes, qui  doit  avoir ? Qui ne  doit  pas avoir ? Nous avons  un  droit  de regard dessus… »

Le directeur adjoint du  BGDA Ansoumane Mara a  renchérit :

« ces vieux  que  vous  voyez  là  devant  vous ont chanté, ont  fait  dansé  on  les  appelle les  artistes du  devoir, leur allouant  un  montant symbolique à  chaque  fois, la  région  de  Labé, il y a 137 auteurs, le  montant  global  s’élève à 39 millions  et  quelques, ils  ne  peuvent  pas avoir  tous  les  mêmes  montants, ça  dépend  des  uns  et  des  autres dans  un album  ou  dans  une  troupe… »

Hadja Koumanthio Zeinab Diallo inspectrice  régionale  de  la  culture a  aussi  déploré :

« le  problème  est que  la  manne qui est  repartie  est  complètement  insignifiante et  les  artistes sont  de  plus en n plus nombreux et  l’argent  n’a  pas augmenté pour  autant, on  devrait en  tenir  compte… les  gens vont  quitter des  confins de  la  région  ,ils  viennent , ils  n’ont  qu  10000 francs si  on  calcule  leur  transport… »

Ancien  sociétaire du  Kolima  Jazz dont   il  était   l’un  des  musiciens Alseny Paraya plaide :

« je me  suis  battu  de  nombreuses  années à travers  les  orchestres, individuellement  j’ai touché 300 000 francs et  je  plaide  pour  que tous  les  artistes  qui  le  méritent  puissent  être  pris en  charge. »

A  ces  faits  des  questions  sont  permises, c’est  par exemple  pourquoi des artistes  sans  album  et  sans  aucune  affiliation  à  une  troupe  sont  concernés ? Aussi de  toutes  ces  générations  de  chanteurs, d’écrivains  et  de  comédiens issus  de  la  région  pourquoi  137 seulement le  sont ?

Ousmane K.  Tounkara

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