Dansa Kourouma : «la Guinée n’est pas le seul pays au monde où les médias sont menacés»
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Depuis que le chef de l’Etat a menacé de fermer les médias les acteurs concernés se mobilisent chacun de son côté pour tenter de défendre la liberté de la presse. Dans l’émission œil de lynx de ce jeudi le président du conseil national des organisations de la société civile guinéenne, a affirmé que ce n’est pas seulement le droit du journaliste qui est menacé mais celui du citoyen d’être informé aussi.

Pour Dansa Kourouma les journalistes sont menacés un peu partout dans le monde mais leurs défenses dépendent de la manière dont -ils organisent. «La Guinée n’est pas le seul pays au monde où les médias sont menacés même en France ça existe. Mais la différence dépend de la manière dont les médias s’organisent pour en faire face. C’est aussi de notre responsabilité nous acteurs de la société civile, des organisations des médias et les citoyens guinéens eux même. Parce que c’est leurs droits qui sont menacés pas celui du journaliste. C’est plutôt le droit originel de l’information qu’on doit pouvoir interroger. Ce n’est pas le droit du journaliste à informer mais le droit du citoyen à être informé. Donc les autorités, les journalistes et les citoyens chacun doivent se battre de son côté pour que ce droit soit reconnu et respecté».

Concernant l’affirmation du doyen Souleymane Diallo qui demande le journaliste de ne pas exposé sa poitrine à une arme. Dansa Kourouma soutient qu’il est du même avis que lui. «C’est une affirmation réelle même moi je ne conseillerais pas à un jeune de présenter sa poitrine devant une arme. Il y a plusieurs moyens de lutte qui peuvent nous permettre d’influencer les positions de l’Etat face un certain nombre des choses. On peut mettre les députés, les juges et les citoyens de notre côté. Ce n’est pas la confrontation qui va nous permettre de faire changer une politique c’est des stratégies des plaidoyers ou des lobbyings. La liberté d’expression est menacée aux USA par le président Tromp. Si la première puissance du monde menace ses journalistes ce n’est pas la Guinée qui va faire exception à la règle. Il revient aux citoyens guinéens d’aider la presse».

Sur le fait qu’Alpha Condé se rend au siège de son parti le président du CNOSC explique qu’il ne connait pas: «une disposition constitutionnelle qui interdit au chef de l’Etat d’aller au siège d’un parti politique. La Constitution dit que le président de la République est au dessus des partis politiques pour des raisons d’ordre éthiques. Quand vous êtes au-dessus des tous les partis politiques ceci doit attirer l’attention du président à limiter ses déplacements vis-à-vis de sa base politique c’est très important. Mais il faut bien souffrir de reconnaitre que nous avons dénoncés cet état de fait».

M. Kourouma rappelle tout de même que: «notre démocratie imité la démocratie française. Le président Français ne va-t-il pas au siège du parti ? bien sur que si. Alors ceux-ci nous amènes à interroger notre loi fondamentale pour moi c’est très important. Si la société guinéenne n’y trouve pas d’inconvénient que le président se rende à son parti, on doit respecter la volonté du peuple. Mais il faut que cela soit pris en compte désormais dans la Constitution. Ceux-ci nous amènes à mettre ça dans notre aide mémoire pour les prochains débats sur la Constitution».

Lamarana Diallo

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Flamarana94@gmail.com

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