Débrayage dans les écoles: le ministère de l’éducation appelle les grévistes au dialogue
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Depuis le 13 novembre, les écoles guinéennes sont paralysées par un mouvement de grève lancée par une partie du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG). Cette grève qualifiée d’illégale par le gouvernement risque de perdurer car, les meneurs se disent déterminer à poursuivre jusqu’à la satisfaction de leur revendication.

Le Conseiller juridique du ministère de l’enseignement pré-universitaire, Mohamed Sanoussy Kaba, a dans un entretien qu’il a accordé à Aminata.com, invité les syndicalistes à la table de négociation. Mais, avant tout, M. Kaba appelle les grévistes à suspendre leur mouvement pour donner une chance aux négociations.  Lisez sa réaction.

« Pour endiguer cette crise, nous avons toutes les options qui sont sur la table. La première option, c’est les négociations, parce qu’il faut privilégier la paix. C’est en temps de paix qu’on peut résoudre les problèmes. Tant qu’il n’y a pas le calme on ne pourra rien régler. La deuxième option est administrative. Les  gens qui sont en train de manifester ont bien le droit de manifester car la manifestation est garantie par la constitution. Mais il y a des formes légales qu’il faut respecter. Ces formes, si elles ne sont pas respectées même si vous avez raison, vous risquez d’avoir tort. Nous avons des fonctionnaires même s’ils sont des syndicalistes, donc l’administration peut prendre de sanctions contre ces agents qui sont en train d’aller à l’encontre des principes administratifs. La troisième option, c’est l’option judiciaire. Il y a la justice pour tout le monde aussi bien pour les riches que pour les pauvres. Même l’Etat n’est pas au-dessus de la loi.

Depuis plus d’une semaine nous sommes en train de chercher à négocier. Il y a des médiations qui ont été entreprises par différentes institutions comme le Conseil économique et social (CES) et Dr. Koureissy Condé, secrétaire exécutif de African Crisis Croup. A un certain moment, nous avons accepté de recevoir Monsieur Soumah et son staff. On les a écoutés. Les revendications ont leurs solutions. Mais les solutions ne viennent pas du tic au tac. Sur les trois points qu’ils sont en train de revendiquer dans leur avis comme leur avis n’a pas respecté la loi, il y a des points qui ne peuvent pas être résolus uniquement par le ministère de l’éducation. Si le ministère seul avait de solutions à ces problèmes, il l’aurait réglé. Il y a des problèmes qui vont au-delà de la compétence du ministère de l’éducation.

Si nous prenons l’exemple sur le troisième point relatif au salaire minimum de 8 millions de francs guinéens. C’est vraiment au-dessus du ministère de l’éducation quand vous savez comment le budget d’un ministère est fait. La plus grande partie c’est le personnel. Le ministère de l’éducation nationale est à celui qui a le plus grand effectif en termes de personnel. Il y a les ministères de l’économie et des finances, du budget, de la fonction publique qui sont concernés.

En ce qui est de la valeur du point d’indice 1030. C’est un problème que le ministère seul ne peut pas prendre une décision. C’est un point qui concerne tous les enseignants du pré-universitaire, de l’enseignement supérieur et de l’enseignement technique.

Le ministère reste toujours la main tendue à ceux qui pensent qu’ils ont de revendications. Entre nous, peut-être, nous avons appréciations diverses. Les revendications peuvent être légitimes mais la manière de le faire est à mon sens n’est pas normale. S’ils veulent accepter de lever le mot d’ordre de grève pour qu’on revienne à un climat de sérénité on verra bien ce que le gouvernement est en mesure de faire. Il ne sert à rien de faire de promesses sans les tenir. »

Entretien réalisé par Alpha Oumar Diallo pour Aminata.com

alphanyla@gmail.com

+224 656 391 976

 

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