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Depuis la démission de Michel Djotodja sous la pression des chefs d’Etat de l’Afrique Centrale, le pays peine à trouver un homme de consensus à même de ramener la paix et organiser des élections démocratiques en Centrafrique.

Aujourd’hui, le tombeur de François Bozizé est réfugié à Cotonou au Bénin où il est interdit de toute activité politique. Mais, le Conseil national de transition centrafricain lui, travaille à trouver un homme neutre bénéficiant de la confiance de l’ensemble des composants du pays.  Chose très difficile pour un peuple déchiré par une grande civile où la haine ethnique et religieuse a fait d’innombrables pertes en vies humaines et matériels.

 

L’homme recherché pour présider aux destinées de la République centrafricaine pourra-t-il concilier les positions tranchées des chrétiens et des musulmans afin de favoriser un climat de tolérance et de cohésion nationale? Aura-t-il une stratégie de réconciliation convaincante pour les différentes composantes de la nation afin que le pays retrouve enfin un climat de paix et de sérénité favorisant la tenue des élections libres, transparentes et paisibles?

 

Bien que ce soit l’objectif recherché la réussite du nouveau Chef de la transition  ne peut être possible qu’avec l’accord des différentes communautés et des groupes rebelles qui continuent d’opérer et semer la désolation bien que les forces françaises et celles de l’Union Africaine font déjà un travail remarquable sur le terrain.

 

Aussi, cette réussite ne sera possible que si les dirigeants des pays voisins de la Centrafrique et principalement Idriss Deby du Tchad, s’investissent pour une paix durable dans la sous-région. Car, l’histoire de ce pays a toujours enregistré des rebellions ayant causé une instabilité permanente suite à des coups d’Etat. Ceci, depuis celui de Bokassa 1er  qui  avait même érigé la République en empire pour être à la tête du trône.

Pour l’instant, ce qui est certain, c’est que la tâche qui attend le nouveau Président de la transition centrafricaine sera très difficile à cause de toutes les embûches qui se trouvent sur son chemin et dont la plus redoutable reste la chaine intercommunautaire ayant conduit à une guerre civile dont les plaies béantes marquent encore les esprits.

 

Elhadj Abdoulaye DIALLO pour Aminata.com

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