Sauf changement de dernière minute, une nouvelle équipe gouvernementale est attendue ce lundi 20 janvier 2014 au soir. Du moins selon le Chef de l’Etat, le nouveau gouvernement sera mis en place avant le mardi 21 janvier, jour de son départ pour la conférence de Davos en Suisse.

Avec la reconduction de Mohamed Saïd Fofana, « l’Imam » à la tête du gouvernement,  l’opinion a les yeux tournés sur les ministres sortants, notamment, ceux appelés « les gros bonnets ».

Ce lot de gros bonnet composé essentiellement de chefs de partis alliés comprend entre autres Elhadj Ousmane Bah, du département d’Etat aux Tp et transports, d’Elhadj Papa Koly Kourouma du département d’Etat à l’énergie et de François Louncény Fall, le chef de la diplomatie guinéenne. D’autres têtes viennent s’y ajouter, pour compléter le tableau de configuration et ne sont pas à négliger. Il s’agit entre autres des ministres de l’agriculture, Marc Yombouno, de l’industrie et des Pme, Hadja Ramatoulaye Bah, ou encore de Dorval Doumbouya du commerce et Hadja Mariama Bah de la fonction publique.

Dans tous les départements occupés par ces hommes et ses dames, même si tout n’est pas rose et pour des raisons diverses parfois voulues et entretenues au sommet, l’opinion est unanime qu’ils ont réussi plus que beaucoup dans leur mission.

En tous les cas, les résultats sur le terrain sont édifiants et plus que tangibles.
Si certains se demandent quand à la possibilité  de rester ou non, dans leur totalité, ils affichent un état d’âme responsable et serein. Pas question de remettre son destin dans les mains d’une personne en lieu et place du Créateur, entend t-on dire dans leur entourage.

S’il y a une chose qui reste évidente, c’est bien le souci de l’opinion sur leur maintien ou non. Une situation qui ne semble pas les préoccuper puisque sûr d’une chose « avoir contribué au développement de la Guinée et selon les moyens mis à leurs dispositions ».

Pour les chefs de partis « alliés » dont le soutien a été décisif en 2010 à l’élection du Pr Alpha Condé, tout « pourrait » être important et dépendra en grande partie de l’action que prendra le locataire de Sékoutouréya à leur encontre.

Après le départ du gouvernement des représentants du Pedn en 2012 dont les répercussions politiques ont été si douloureuses en 2013 qvec les conséquenses que l’on sait, des analystes, avec un œil pessimiste se collant déjà la nouvelle selon laquelle la Guinée « est un pays à haut risque pour 14 », voient un nouveau séisme politique se dessiner.

Ce qui pourrait enchanter l’opposition en général et son chef, Cellou Dalein Diallo, plusque jamais déterminé à prendre sa revanche en 2015. Déjà, en sa qualité de chef de file de l’opposition, Cellou s’est abstenu à prendre toute charge au Parlement qui pourrait jouer sur ses préparatifs. Il ne cache plus ses ambitions et affiche partout sa détermination

Et l’arrivée dans ses rangs de nouvelles personnalités serait un signal évident de sa victoire, pourvu qu’il puisse les capitaliser et éviter de jouer à la « Alpha gouvernance » qui consiste à faire la cour à l’allié avant de le jeter dès après comme un malfrat dans le ravin. Ce que ne démentiront pas de sitôt Lansana Kouyaté, Kassory Fofana et qui sait si Ousmane Bah et Papa Koly ne passeront pas par là dès ce soir ?

Déjà Ousmane Bah qui a été traité de tous noms d’oiseau suite à son ralliement à Alpha Condé en 2010, pourrait voir sa position révisée selon le souhait de plus d’un membre de l’opposition et même de sa famille politique. Tous  y voient déjà un élément stratégique et précieux et à conquérir.

Zoom d’Aminata.com

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