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Sekou Souapé Kourouma, membre du bureau politique du RPG arc-en-ciel
Sekou Souapé Kourouma, membre du bureau politique du RPG arc-en-ciel

Assassinat du colonel Panival Bangoura, agression rebelle contre Conté, Sékou Souapé dit ses vérités

Le tout premier secrétaire général du RPG a enfin brisé le silence sur l’une des périodes les plus tumultueuses de l’histoire de la Guinée: l’agression rebelle. Accusé d’être le principal instigateur du colonel Sema Panival Bangoura en l’an 2000, Sékou Souapé Kourouma a rejeté toutes ces accusations. Et, il lance un défi à toute personne qui pourrait l’incriminer avec des preuves.

Connu pour son franc-parler, M. Kourouma avec ton serein a démenti avoir accordé d’une interview au site Guinea-forum. Ce fidèle parmi les fidèles d’Alpha Condé dit ne pas être derrière les attaques rebelles en 2000 et ajoute n’avoir jamais connu Panival ni même avoir été dans l’endroit où l’officier a été tué. Lisez cet extrait de l’entretien qu’il nous a accordé.

« Je ne sais pas pourquoi les gens continuent à parler de cette interview. Parce que je n’ai jamais accordé d’interview à ce site [guinea-forum]. Le journaliste ou le site qui a écrit sait que personne de ce site ne m’a rencontré, ni en privé, ni en public. Nulle part sur cette terre, je me suis rencontré avec un élément de ce site. Donc, ce sont des manipulations. On a créé cette interview parce que c’était la veille du second tour de la présidentielle de 2010. Peut-être qu’ils ont voulu utiliser pour empêcher l’élection du Président de la République. Je ne vois pas pourquoi je dois avoir des adversaires. Parce que je ne suis candidat en rien, je ne suis pas le premier responsable du RPG. Je ne sais pas qu’est-ce qui se cache derrière parce que j’ai démenti avec Bebel [ancien directeur de publication de La Vérité]. J’avais trouvé que ça atteignait à mon honneur. Donc, j’ai organisé au siège de Telliano, il est là, il peut témoigner pour démentir. Mais puisque nous sommes dans un pays où le mal prime sur le bien, les gens pour faire mal à quelqu’un sont très prompts. Ils peuvent dépenser même de fortune pour juste nuire à quelqu’un. Je défie quiconque de dire le contraire de ce que j’ai dit. Je ne suis pas quelqu’un qui se cache, mes itinéraires sont connus. Partout où je suis, j’ai toujours eu des gens autour de moi. Donc, si je dis quelque chose de faux, celui qui a participé en ce moment précis qui était avec moi peut aussi infirmer mes dires.  Jamais je n’ai donné cette interview et je défie quiconque de dire le contraire. Je défie même l’auteur de venir publiquement et de dire que j’ai fait cette interview »

L’assassinat de Panival

« D’abord l’officier dont il est question. Je peux jurer la main sur le coran pour les musulmans et la main sur la bible pour les chrétiens que là où l’officier [Panival] je n’y ai jamais été. Je n’ai jamais été dans ce village. Je ne connais pas la zone. Si j’ai été même que Dieu punisse ma carrière et même ma descendance. Je n’ai jamais été dans cette zone. Si j’ai été peut-être c’est dans un avion où on a survolé la zone. Je n’ai jamais été là-bas. Je ne connais pas cette zone. Je n’ai jamais été ni avant, ni après »

L’agression rebelle

Moi je ne me cache pas. A un moment donné j’ai résidé au Libéria. Vous ne pouvez pas comprendre les circonstances. Quand les gens tentent de raccourcir l’histoire, ça pose souvent de difficultés. Quand le président Samuel Doe en avril 1980 a pris le pouvoir, il y a eu des exécutions sommaires des afro-américains qui commandaient à l’époque. C’est ceci qui provoquera la guerre civile plus tard. Je ne vais pas rentrer dans les détails. La position de la Guinée était qu’il fallait empêcher. La CEDEAO a envoyé un contingent. Je crois que c’était un Ghanéen qui était le commandant et l’adjoint c’était un Guinéen, le Colonel Magassouba. Les rebelles ont toujours eu des difficultés avec le pouvoir en Guinée. Il y a eu même la formation d’une des fractions rebelles sur le territoire guinéen à l’occurrence l’ULIMO. Même avant l’agression, les gens traversés pour venir s’attaquer en représailles. Les gens se sont battus. La base était sur le territoire guinéen. Quand le Président Taylor a été élu en juillet 1997, les agressions n’ont pas cessé. Donc, c’est tout naturellement que le président [Taylor] s’est organisé à l’époque pour rendre la monnaie de ce qu’il considérait comme une agression parce qu’il a été élu démocratiquement parce que la CEDEAO et les Nations-unies ont supervisé. Moi je me rappelle que j’ai rencontré le ministre des affaires étrangères de la Côte d’Ivoire, Amara Essy qui nous a expliqué  et qui estimait même avant les élections que Taylor allait gagner. Après l’ULIMO, le groupe de Sékou Damaté a été formé en Guinée ici. Si la Guinée sait aujourd’hui  qu’on est en train d’entraîner les gens en Sierra Leone ou en Guinée Bissau contre leur pays les gens vont rester sans faire de représailles. Est-ce qu’on peut imaginer ce que coûte une guerre. J’avais quels moyens pour financer une opération de cette envergure?

Les attaques dont on fait allusion, on trouver Alpha en prison. Alpha a été arrêté en décembre 1998, les attaques ont eu lieu un an plus tard. Alpha Condé de son état de prisonnier avait-il les moyens de soutenir financièrement et matériellement une opération de cette envergure. Comment il va organiser, alors que lui-même était séquestré en prison? Ce n’est pas vrai.

Alpha Oumar Diallo pour Aminata.com

alphanyla@gmail.com

+224 628 38 98 39

 

Apropos Alpha Oumar Diallo

Alpha Oumar Diallo est journaliste de formation. Issu de l'Institut Supérieur de l'Information et de la Communication (ISIC), ce jeune pétri de talents et d'objectivité a travaillé dans de nombreuses rédactions en Guinée et a collaboré avec de médias étrangers. Passionné de l'écriture, il traite régulièrement des sujets d'actualité en toute impartialité et fait des analyses objectives.

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