Le site internet pour l'obtention de l'autorisation électronique instaurée il y a quelques mois par le royaume chérifien
Le site internet pour l'obtention de l'autorisation électronique instaurée il y a quelques mois par le royaume chérifien

Suite à la décision de l’Ambassade du Maroc en Guinée depuis novembre 2018, de la procuration d’un document légal désormais appelé Autorisation Electrique de Voyage au Maroc (AEVM) pour fouiller le sol du Roi Mohamed VI, des citoyens guinéens en instance de voyager dans ce pays sont confrontés à des difficultés pour l’obtention de ce document.

Tous les jours c’est un fil d’attente des gens qui sont venus prendre des renseignements et chercher ce document d’accès qui attendent à des heures devant l’ambassade du Maroc, a-t-on constaté.

Contacté par notre rédaction, certains citoyens nous ont livré leur mécontentement face à cette situation. C’est le cas de Fatoumata Binta Bah qui nous explique : « le consulat, c’est son chauffeur qui nous a mis en contact. C’est un cousin à moi. Pour la première fois quand je suis venu lui voir, il m’a dit d’envoyer mon passeport. Quand je suis revenu avec mon passeport, il m’a dit de me patienter. Mon cousin-là, m’a même appelé aujourd’hui, il m’a dit qu’il a appelé le consulat et ce dernier lui a dit qu’ils étaient en réunion entre eux là-bas, qu’il y a un blocus à leur-là au niveau de la connexion au Maroc là-bas. Qu’ils ont dit d’arrêter de délivrer le papier AEVM pour le moment », a-t-elle expliqué dans la tristesse qu’on pouvait lire sur son visage.

Certaines personnes obtiennent ce document tranquillement par des gens qui les assistent en ligne pour leur inscription. Mais souvent, vu des difficultés pour avoir ce document, c’est devenu du business pour d’autres qui demandent aux candidats de payer d’un jusqu’à deux millions de francs guinéen (1 000 000 jusqu’à 2 000 000 GNF) afin de les aider à avoir la AEVM. Souvent c’est sont ces gens-là qui ne ratent ce document d’accès. Contrairement à ceux qui passent par la voie légale.

« Je n’ai rien payé. Il m’a pas dit que je dois payer quelque chose ni qu’on doit payer. Je suis parti moi-même m’inscrire en ligne. Je n’ai pas eu. C’est après ça maintenant que j’ai décidé de passer par le consul. J’ai vu des gens qui se sont fait inscrire là-bas par des gens qui les ont fait payer de l’argent. C’est dans un Cyber à Kaloum ici. Mais eux quelques jours après, ils ont eu leur document sans venir s’arrêter ici même un seul jour », a révélé mademoiselle Bah.

Dans les explications de cette dernière, elle nous a fait comprendre qu’elle veut voyager dans ce pays dans le cadre d’aller se faire soigner. « Quand il m’a demandé ce que je partais faire, je lui ai dit que c’est pour me soigner, je lui ai même montré les rapports médicaux et mes radios. Il m’a encore dit que quand c’est prêt, il va dire au chauffeur de m’appeler. Jusqu’à présent rien. J’ai commencé cette démarche avant le mois de ramadan », a-t-elle renchéri.

Cette situation n’épargne pas même ceux qui ont été répondus favorable par l’ambassade du Maroc, on a rencontré sur place Ahmed Tidjane Traoré qui a fait des jours en train d’attendre son tour.

« Moi je ne comprends pas ce qui ce passe ici. Je suis venu du Canada, j’ai fait trois semaines à Conakry, je veux rentrer mais avant d’aller à Montréal, je veux passer au Maroc pour voir certains de mes amis avec lesquels j’ai étudié. Je me suis inscrit en ligne comme ils l’ont demandé, ils m’ont répondu favorable et là je viens pour récupérer le papier qui me permettra d’aller, on me fait traîner. Ça fait 5 jours, pourtant, c’est eux même qui ont mentionné le premier rendez-vous, ce jour-là quand je suis venu, j’ai passé toute une journée au dehors, je n’ai pas pu avoir accès. On m’a dit de revenir le lendemain, ce jour-là aussi, je suis revenu, ça été la même chose », a déploré M. Traoré.

A cette occasion, il a lancé un appel aux autorités de faire face à cette situation qui est devenue un casse-tête pour les citoyens guinéens.

Pour avoir la version de l’ambassade, on a tenté à plusieurs reprises mais on a pu avoir accès, faute des vigiles qui nous ont toujours fait comprendre que l’ambassadeur est souvent occupé.

Affaire à suivre

Ibrahima Sory BARRY pour Aminata.com

Tel : (+224) 656 77 52 34