Après une  première sortie des  enseignants  contractuels jeudi  dernier, et  une  récidive  ce  lundi pour  demande  d’intégration à la  fonction  publique  au risque  de  perturber la  tenue  des  examens  nationaux prévus  du 4 au 19 juillet  prochain.

Mory Sangaré, ministre de  l’éducation  nationale  et  de  l’alphabétisation,  dans  une  exclusivité  de  10 mn a  voulu  régir à cette  actualité qui  l’étonne selon  ses  propres  mots :

« je  ne  sais  pas ce  qui  motive ces enseignants  contractuels pour  parler  ainsi, mais  je  crois  qu’ils  devraient quand  même  donner  leur  chance à leurs  enfants, leurs  jeunes  frères de  faire  ces  évaluations. Ceci dit  j’ai  appris beaucoup  de  choses au  sujet  de  ces contractuels-là, je  vais  vous  dire  une  chose, nous  au ministère  de  l’éducation  nationale  et de  l’alphabétisation nous  n’avons  rien  contre  ces  contractuels, au  contraire  nous  apparaissons  comme  leurs  complices aux  yeux  de  beaucoup  d’autorité…

Nous  nous  ne  recrutons  pas, mais  une  fois  recruté  par  arrêté  ministériel de  la  fonction  publique, nous  recevons les enseignants,  par  arrêté  ministériel  nous  les  ventilons à l’intérieur du  pays, nous avons  estimé cette  fois  ne  pas ouvrir  le  concours à d’autres  personnes  que  celles qui nous  ont aidé, de  prendre  leur  dossier et  les meilleurs  seront  présentés.

La  rue n’est  pas le  lieu de  manifestation des enseignants  de  valeur comme  eux, ils  doivent prendre contact  avec les autorités  locales pour  mieux  s’informer…¨

Mon cabinet a demandé de remonter  par  jour le  monitoring, lorsqu’on vous dit enseignants  présents 100%, élèves présents 0% est  ce  qu’il y a eu  cours ? Non !

Il y a  trois sortes  de contractuels que  nous  avons enregistrés.

La  première  catégorie, c’est  celle qui  a  déposé les  dossiers, a été  mise en classe, en  autonomie  de  classe, a enseigné  et  évalué les  élèves, c’est  la  catégorie  qui  a  reçu les  primes.

La deuxième  catégorie se  disant  contractuels, puisqu’ils  ont appris que  nous  allons  évaluer  les  enseignants ans  leur  pratique, se  sont mis autour  de  professeurs ou enseignants éminents pour se  faire  la  main.

La troisième  catégorie, c’est  celle  qui  a déposé les  dossiers  à la  DPE et  reste  à la  maison  attendant les évaluations.

Je suis  le  ministre  de  l’éducation  nationale, nous  avons  programmé les  examens et  les  enseignants  contractuels  ont  une  revendication dont  vous  ne  parlez  pas, ils  veulent  être recrutés  sans  test, sans  contrôle  de  diplômes.

Il y’en  a  parmi  eux dont les diplômes  sont rejetés parce  que c’est des  faux, il y en  a  aussi  qui  sont  manipulés par  des  personnes  cachées qui  ont  de  mauvaises  intentions, donc s’ils  prétendent qu’ils vont empêcher  les  examens, ça c‘est  trop  fort, je  préfère  me  taire  et  voir  comment  ils  vont  le faire ? »

Ousmane K. Tounkara