Samia Gasmi, the head of the "Nur Doha" cancer charity, stands in a room of the association in the town of Ghardaia, some 600 kilometres south of Algiers on October 30, 2017. Hundreds of Algerian women have been abandoned by their husbands or fiances after being diagnosed with breast cancer, a charity says. / AFP PHOTO / RYAD KRAMDI (Photo credit should read RYAD KRAMDI/AFP/Getty Images)

« Le cancer? C’est rien comparé au fait d’être rejetée après 18 ans de mariage », assure Linda, abandonnée par son mari, comme de nombreuses Algériennes, après une ablation du sein due à la maladie.

Après l’opération, son mari l’appelait « nass mraa » (demi-femme) ou « lamgataa » (la mutilée), raconte, d’une voix toujours nouée plusieurs années après, cette assistante médicale, mère de trois enfants qui l’ont soutenue face à leur père.

Zohra a, elle aussi, subi une ablation du sein en 2015. Après 25 ans de mariage, son époux a demandé le divorce, la laissant sans ressources. Il « a été odieux », assure cette mère au foyer de 53 ans.

Linda et Zohra ne sont pas des cas isolés. « Des centaines d’Algériennes sont abandonnées par leur mari après un cancer du sein », s’insurge Samia Gasmi, présidente de l’association Nour doha (Lumière du jour) d’aide aux cancéreux des deux sexes.

Rejetées au moment où elles doivent affronter le traumatisme de l’opération et de lourds traitements, « certaines sombrent dans la dépression », dit Mme Gasmi. « D’autres se retrouvent dans des centres d’accueil car elles n’ont nulle part où aller ». http://www.huffpostmaghreb.com/2018/01/02/cancer-sein-algerie_n_18923326.html?ncid=fcbklnkfrhpmg00000008

 

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