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Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Makhtar Diop, a appelé mardi la France à investir “largement et massivement” dans l’éducation en Afrique, à l’instar d’autres pays comme la Grande Bretagne et les Etats-Unis.

“Votre atout numéro un en Afrique, c’est l’éducation”, a affirmé M. Diop lors d’une intervention au Cercle de l’Union interalliée à Paris, à l’occasion de la publication d’une étude sur l’Afrique réalisée par Havas Horizons, société issue du rapprochement de l’agence de communication Havas et du think-tank Choiseuil.

“Il n’y a pas de bonne raison pour qu’un pôle de grandes écoles n’ouvre pas un campus quelque part en Afrique”, a ajouté le responsable de la Banque mondiale, appelant les universités françaises à suivre l’exemple des écoles britanniques et des américaines.

M. Diop a certes reconnu que l’Essec et HEC avaient déjà mis un pied en Afrique, mais il a regretté que ce phénomène n’en soit encore qu’au stade “embryonnaire”.

“Le train est en train de rouler à très grande vitesse et, si la France ne saisit pas cette opportunité, je crains qu’il ne soit trop tard”, a-t-il prévenu, après avoir commenté les conclusions de l’étude d’Havas Horizons, qui révèle un “regain d’optimisme” de la part des investisseurs internationaux à l’égard de l’Afrique.

Selon cette enquête, réalisée pour la troisième année consécutive auprès de 55 institutions bancaires et financières, les investisseurs internationaux sont disposés pour 61% d’entre eux à renforcer leurs investissements sur le continent.

A leurs yeux, les secteurs les plus prometteurs sont l’énergie, l’agriculture et les services financiers.

Parmi les pays les plus attractifs, la Côte d’Ivoire et le Kenya ont fait leur entrée cette année aux première et deuxième places respectivement, rejoignant ainsi l’Ethiopie, le Nigeria et le Sénégal et prenant les places du Ghana et du Maroc.

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