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Incroyable mais vrai, des candidats au Bac ont violemment agressé ce lundi 10 juin leurs superviseurs chargés de veiller au bon déroulement des épreuves. Il est 9h du début de la semaine dans un centre d’examen d’entrée à l’université de la presqu’île de Kaloum.

L’épreuve du jour est lancée. Quelques minutes plus tard, des candidats tentent de communiquer dans une salle des nombreuses salles du centre. Les deux superviseurs déployés par les autorités de l’éducation dissuadent et  menacent de coller une fraude dans les copies de tout postulant qui communique.

Des minutes passent et l’on se rapproche de l’heure butoir pour le ramassage des copies. La fin de l’épreuve approche alors que certains candidats n’ont même écrit deux paragraphes. La tension est à son comble. Retranchés dans leur limite car ne pouvant pas communiquer, des élèves sursautent contre la surveillance qui les empêche selon eux de se mouvoir. La cloche sonne, c’est la fin de l’épreuve et les copies sont ramassées.

A la sortie, certains candidats sont persuadés d’avoir perdu cette preuve. Mais, ils désignent un bouc-émissaires : les superviseurs. Visiblement, le même scenario s’est déroulé dans les autres salles. Les surveillants auraient été très durs à l’égard des candidats. Ces derniers commencent par les agresser d’abord verbalement avant de molester certains violemment. Le délégué du ministère de l’enseignement pré-universitaire échappe de peu à un lynchage mais la foudre de colère des candidats va s’abattre sur son véhicule qui sera complètement mis à sac.

Un poste de police qui était à quelques pas du centre est vite alerté de l’incident. Quelques minutes après, des policiers investissent les lieux et les candidats indélicats se calment et rentrent chez eux. Aux dernières nouvelles, des dispositions y compris dissuasives sont prises pour le déroulement de la dernière épreuve de ce mardi.

Le député national, Baidy Aribot a même fait l’écho de cet incident sur sa page Facebook. Il regrette le faible niveau du système éducatif guinéen et le désintéressé de l’opinion nationale sur ce genre de sujet. “les  gens ne sont intéressés que par le débat de politique politicienne et les débats subjectifs.  Que Dieu nous pardonnes et sauve notre pays. La relève est loin d’être assurée si les choses continuent de cette façon“, écrit le responsable de l’Union des forces républicaines (UFR).

Alpha Oumar Diallo pour Aminata.com

alphanyla@gmail.com

+224 666 62 25 24

 

 

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