Depuis trois jours, les habitants de Toguin-oulén dans la sous-préfecture de Kignièbakoura située à dix kilomètres de la ville de Siguiri sont confrontés à une révolte des hippopotames contre leurs champs de riz.

Selon des citoyens interrogés par notre rédaction, tout a commencé dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 octobre 2017, lorsqu’une dizaine d’hippopotames venue s’attaquer à plusieurs hectares de riz cultivées par la pauvre population de la localité.

Le président du district informé de la situation, a automatiquement informé à son tour le président de la délégation spéciale de Kinièbakoura Mohamed lamine Keita.

Chacun se pose la question avec un tel dégât qui doit réellement payer à la pauvre population ?

Pour lever cette équivoque, le sujet a été débattu dans l’émission « ka wala wala ka fèssè fèssè» de la radio Baobab FM la 98.7. Les animateurs ont appelé en direct le maire de Kinièbakoura, le Directeur préfectoral de l’élevage M. Sanoh et le président du district victime et le représentant des eaux et forets qui a refusé d’intervenir.

La population exige le dédommagement de leurs champs de riz broyés par ces hippopotames.

Dans les interventions du Directeur préfectoral des eaux et forets M. Sanoh, il a précisé que ce drame fait vraiment pitié mais ce n’est pas le service des eaux et forêts qui doit rembourser. « Contactez le service environnement. En tout cas par pitié on peut faire notre mieux>>, a-t-il lancé.

Quant au service de l’environnement, son responsable a préféré fermer son téléphone pendant l’émission.

Ce sujet fait couler beaucoup d’encres et de salives à Siguiri. Tout le monde se demande en cas de plainte qui doit répondre devant la justice. Et la plainte contre qui? Comment sera le sort de la population cette année?

Entre le service des eaux et forets et l’environnement chacun réjette la responsabilité.

Jusqu’au moment où nous rédigeons cet article ce jeudi 19 octobre 2017, ces hippopotames n’avaient toujours pas cessé d’envahir les champs.

Selon les victimes, au départ, ils venaient en pleine journée dans ces plaines de riz endommagées et maintenant c’est à 18h 00 qu’ils viennent et cela ne cesse pas.

Actuellement dans ce village tout le monde fait sa proposition de solution. Pour certains, c’est de les fusiller, pour d’autres prendre les tapeurs de tam-tam pour aller derrière eux quand ils viennent car ce bruit est leur totem.

Pour le troisième groupe c’est de négocier avec un camp militaire à siguiri ville pour surveiller la plaine.

C’est seulement 200 mètres qui séparent le village des plaines et il y a environ 500 mètres entre les champs et le fleuve.

En tout cas jusqu’à présent aucune solution n’est trouvée pour chasser ces hippopotames.

Nous y reviendrons

Mamadou hawa keita depuis siguiri pour aminata.com

Tel:+224623547816

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