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Le Kountigui de la Basse Guinée Elhadj Sékhouna Soumah s’oppose à la reprise des manifestations de rue envisagées par l’opposition pour exiger l’application de l’Accord politique du 12 octobre 2O16.

L’autre semaine, au siège du RPG parti au pouvoir, le Kountigui (chef coutumier) de la Basse Côté a mis en garde les opposants. «Nous ne voulons plus voir les manifestations de rue.  Quiconque brûle dorénavant des pneus dans la rue, on les mettra autour de son coup…Celui qui n’est pas sûr n’a qu’à essayer».

Ces propos continuent de susciter des polémiques au sein de l’opposition. Ce mardi 9 mai 2017, son chef de file a rappelé la constitutionnalité des manifestations en Guinée. Faisant référence à l’article 10 de la Constitution, Cellou Dalein déclare: «Nous avons une Constitution qui donne le droit à toutes les associations d’organiser des manifestations pacifiques sur les places publiques et dans les rues».

Faisant allusion à son ex ami le Kountigui Sékhouna Soumah, l’opposant ajoute: «maintenant, je ne sais pas si une personne aussi a le droit d’interdire ça. Puisqu’on a dit qu’on ne demande pas l’autorisation. On  une obligation de déclaration préalable et non une autorisation».

L’opposition menace depuis des mois la reprise des manifestations de rue pour exiger l’application intégrale de l’Accord politique du 12 octobre 2016 qui permettra l’organisation des élections communales initialement prévues durant le premier trimestre de 2017 avant un report sine die.

La dernière grande manifestation de l’opposition remonte au 16 août 2016.  Malgré le déroulement normal de la marche, à la dernière minute des policiers avaient ouvert le feu sur des citoyens sur la route Leprince. Une personne en était morte et d’autres blessées.

Abdoul Malick Diallo
+224 655 62 00 85
dialloabdoul110@gmail.com

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