Nicolas Maduro n’a pas sourcillé face aux caméras quand les explosions ont retenti dehors. Il était comme le chevalier Bayard, sans peur et sans reproche. Vous savez pourquoi il avait l’air impavide?

Eh bien, selon toute vraisemblance, c’était un faux attentat à la Erdogan, qui avait quitté l’hôtel bien avant l’attaque opérée par des hommes recrutés pour la cause et exfiltrés de la Turquie la même nuit, avant que 60.000 Turcs ne soient accusés et arrêtés dans les 48 heures et dans toutes les couches sociales. L’enquête, les dénonciations et les arrestations avaient été à la vitesse de la lumière: 1.250 arrestations par heure concomitamment à 1.250 dénonciations. Une enquête qui bat le record de la célérité, des agents qui arrêtent les prévenus instantanément, comme par téléportation, c’est invraisemble: les listes ne pouvaient être que préétablies par le régime. Erdogan se moque de l’intelligence universelle…

Maduro à l’école d’Erdogan

Les couvertures pare-balles vite sorties, comme d’un chapeau magique, pour protéger Maduro, c’était vraiment enfantin.

Les deux drones avaient explosé bien loin de la salle où le dictateur parlait, blessant sept innocents et n’en tuant personne. Preuve que leur charge explosive n’était pas létale. La charge, bruyante pour rien, ne pouvait ni tuer Maduro, qui était hors de portée, ni même le blesser: tout était calculé, la mise en scène grotesque, cousue de fil blanc.

Les drones d’attaque sont des engins volants programmés, leur précision est chirurgicale. S’ils ne sont pas abattus au vol, ils ne ratent jamais leur cible.

D’ailleurs, l’attentat est revendiqué par un mystérieux groupe rebelle civilo-militaire inventé de toutes pièces. Ce groupe n’existe que dans l’imagination de Maduro et compagnie…

Comme son homologue turc, le cynique, impitoyable et mal élu vénézuélien a inventé l’argument idéal pour purger sa société, son armée et son appareil d’État.

Il accuse le président colombien sortant deux jours avant que ce dernier ne passe la main à l’entrant. Il se dédouane ainsi du chaos économique où il a plongé le Venezuela, malgré ses énormes réserves pétrolières (les plus grandes du monde).

L’incapable Maduro, endoctriné à l’idéologie “révolutionnaire” chaviste et droit dans ses bottes, a toujours présenté le président colombien (prix Nobel de la paix) comme le saboteur de l’économie vénézuélienne. Il veut d’emblée coller la même étiquette à son successeur (non encore investi) pour continuer à cacher derrière son petit doigt sa mauvaise gouvernance politique et économique et trouver à l’extérieur un dérivatif médiatique à sa propre impéritie.

Une chose est sûre, nul autre que Maduro, sa clique et leur idéologie schizophrène ne sont responsables de la catastrophe économique vénézuélienne. En vérité, la Colombie est leur mauvaise conscience. Les Vénézuéliens, martyrisés par le chômage et la faim, s’y réfugient par millions. Certains y vont à pieds. Pourtant, Maduro dit tous les jours à la télévision officielle que son bilan économique est parfait. Mais qui serait assez masochiste pour fuir le paradis, s’il en était?

Pauvre Vénézuela, apprête-toi à subir les purges du dictateur qui a récemment usurpé tes suffrages grâce à des badernes et à une administration corrompues, festoyant tous les jours dans les villas cossues quand ton peuple crie misère dans les chaumières.

Nicolas Maduro devrait finir comme Nicolo di Lorenzo, dit Cola di Rienzo. Et le musicien allemand Wagner (auteur de la tragédie “Rienzi”, au 19ème siècle) ne lui dédierait pas un opéra s’il était encore de ce monde.

El Béchir

 

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