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Lola: « si rien n’est fait, on risque d’assister à des violences entre agriculteurs et éleveurs », prédit  Robert Théa enseignants chercheurs

Depuis quelques semaines à Kassiéta, un district de la sous-préfecture de Gama Bèrèma, dans la préfecture de Lola, où de nombreux agriculteurs locaux se plaignent des dégâts causés dans leurs champs par des bêtes appartenant à des éleveurs, arrivés récemment dans la localité. Et si rien n’est fait pour résoudre rapidement ce problème, cette situation risque de conduire à des violences entre agriculteurs et éleveurs. C’est en tout cas l’alerte donnée par Robert Théa, enseignant-chercheur, qui suit de près ce dossier, dans un entretien qu’il a accordé à notre correspondant.

« Il y a quelque temps, des éleveurs ont été refoulés de la Côte d’Ivoire, parce que leur bétail causait des dommages aux agriculteurs. C’est ainsi qu’ils sont venus s’installer à Lola, précisément à Kassiéta. Quand ils sont arrivés dans cette localité, les éleveurs ont été reçus et hébergés par un monsieur nommé Gouro. Ils ont mis leurs troupeaux dans un enclos qui n’était pas fermé. Et depuis, les bœufs ne font que ravager les champs des pauvres habitants de ce village », a expliqué Robert Théa.

« Les citoyens se sont plaints au niveau des autorités locales, mais ils n’ont toujours pas eu de suite favorable. Et le nommé Gouro, quand les victimes vont l’interpeller sur cette situation, il prend des montants dérisoires pour leur remettre comme indemnisation. Mais les agriculteurs ont dit qu’ils ne veulent pas de son argent, ils veulent seulement que le monsieur encadre ses troupeaux pour ne pas qu’ils aillent dévaster leurs champs. Malheureusement, on a comme l’impression que les autorités sont complices de cette situation, parce qu’il semble que ce monsieur du nom de Gouro, c’est quelqu’un qui soudoie les autorités. C’est en tout cas l’impression que les gens ont aujourd’hui, parce que depuis le début de cette affaire, les autorités n’ont rien fait pour trouver une solution à ce problème » déplore cet enseignant-chercheur de l’université Général Lansana Conté de Sonfonia.

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Poursuivant dans son intervention, le jeune chercheur dit que,
« Les citoyens qui sont victimes sont au nombre de 60. Ils ont formulé une plainte qu’ils ont adressée au ministre de la Justice et à celui de l’Administration du territoire et de la décentralisation pour demander leur implication afin qu’une solution soit rapidement trouvée à ce problème. Parce que les victimes ne sont pas dans une logique de violence. Ils veulent que la situation soit réglée de façon pacifique. Mais si ça perdure, la violence risque d’arriver », alerte monsieur Théa.

Quant au préfet de Lola il dit qu’il n’avait pas été saisi personnellement de cette affaire. Mais, le colonel Cécé Maomou a promis d’échanger avec les deux secrétaires généraux de la préfecture pour avoir toutes les informations autour de ce problème, afin de prendre les mesures nécessaires pour éviter un conflit entre les éleveurs et les agriculteurs. À noter que ces genres de tensions sont souvent récurrents dans la préfecture de Lola surtout dans la localité Foumbadou.

Stéphane François TATO depuis N’zérékoré pour Aminata.com

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