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[dropcap class=”kp-dropcap”]U[/dropcap]n atelier sur « la politique nationale de réforme de la justice » a ouvert ses portes ce mercredi 12 mars 2014 dans un espace hôtelier de la place dont l’objectif visé est de renforcer cette justice qui selon le Président de la République, Pr Alpha Condé lors de son investiture a dit que « depuis l’indépendance cette justice affiche un tableau désolant d’une justice qui balbutie, se cherche à cause des trébuchements que lui infligent la mauvaise gouvernance et le peu de respect des autorités politiques pour la loi et à l’égard des hommes et des femmes, chargés de l’appliquer »

C’est pour donc inverser cette tendance et de construire une justice saine, crédible, rapide, accessible, transparente, respectueuse des droits de l’homme et sécurisante pour les investissements que le Ministère de la Justice et Garde des Sceaux en partenariat avec les partenaires techniques et financiers, mais aussi des acteurs qui évoluent dans ledit secteur organisé un atelier pour un diagnostic général du système judiciaire guinéen afin de relever non seulement les nombreux défis dudit système mais aussi et surtout de garantir l’Etat de droit. Cela deux jours seulement après la mise en place du Conseil Supérieur de la Magistrature.

Au cours de son ouverture, le ministre de la justice, Maitre Cheik Sacko a dit que l’une des priorités aujourd’hui du gouvernement guinéen est la réforme en profondeur de la justice qui selon lui, est le pilier central de l’Etat de droit. Maitre Sacko dit être heureux de la tenue de ce genre d’atelier de réflexion sur tout ce qui touche à la réforme de la justice. Un atelier dont les thèmes essentiels seront débattus notamment, la lutte contre l’impunité qui est un point culminant dans cette réforme, l’indépendance de la justice, son professionnalisme, sa responsabilisation de la justice mais aussi sur les questions d’infrastructures, a-t-il cité.

Maitre Sacko a également évoqué la volonté politique du gouvernement en particulier le Président de la République Pr Alpha Condé à ce que cette réforme de la justice soit menée à terme afin de consolider l’Etat de droit dans notre cher pays la Guinée. On ne peut pas concevoir une réforme de l’Etat, on ne peut pas concevoir l’Etat de droit sans une justice qui fonctionne.

Selon Maitre Sacko, l’organisation des Etats généraux de la justice en mars 2011 était la conséquence d’un choix politique du Président Alpha Condé et de son gouvernement de prendre les mesures nécessaire afin de traduire dans les faits l’indépendance du pouvoir judiciaire, l’égalité de tous devant la loi et l’obligation de rendre compte la gestion des affaires publiques conditions sine qua non du développement durable.

Quant au Représentant de l’Union Européenne (UE), Philippe Van Damme a dit que l’UE a débloqué le solde du 10èmé FED, dans lequel un paquet de ces fonds est réservé à un appui à la gouvernance c’est-à-dire à réforme de l’Etat, dans ce paquet nous avons une partie importante qui est la réforme du secteur de la sécurité et la réforme de la justice. Et d’autre part, un programme d’appui aux finances publiques, à la décentralisation administrative etc.

Pour Philippe Van Damme, son institution a retenu les secteurs de la justice et celui de la sécurité comme deux des piliers essentiels d’une réforme.  Nous avons opté avec le gouvernement guinéen d’appuyer le secteur de la justice dans le cadre du 10ème FED. Nous avons même l’intention de poursuivre cet appui dans le cadre du 11ème FED don le programme va couvrir les années 2016-2020, a rassuré le représentant.

Par rapport à son constat du nouveau ministre du département de la justice, il a dit que ce nouveau ministre de la justice (Cheik Sacko ndlr) est pleinement engagé dans ces réformes, le Chef de l’Etat aussi s’engage fermement dans ces réformes. Ces engagements politiques très forts dans ce secteur sont prometteurs en termes de résultats que nous attendons, a-t-il déclaré.

Selon Philippe Vandame, pour une justice comme celle de la Guinée, on ne peut pas trouver une solution unidirectionnelle, il faut chercher des solutions à différents niveaux. Il ne suffit pas d’avoir des formations ou des rémunérations ou encore des bâtiments etc. il suffit d’avoir tout ça ensemble. Car, ils sont tous inter liés. Pour le cas de la Guinée, il faut reconstruire la Maison de Justice. Pour cela, le soubassement est mis qui est la mise en place du conseil supérieur de la magistrature seulement deux jours, a conseillé Vandame.

Auparavant, l’ambassadeur de France en Guinée, Bertrand Cochery a dit que cette réforme est nécessaire pour construire une justice forte, sans laquelle poursuit-il, il ne peut pas y avoir d’Etat ou bien une nation guinéenne où, chaque citoyen se sente pleinement à sa place et  reconnu dans ses droits.

C’est pourquoi, il a demandé aux participants massivement venus à un travail méthodique et mieux coordonné. Car dit-il, « sans cadre général d’action, les moyens peuvent se disperser et les efforts n’auront pas donnés tous les résultats ».

Oumar M’Böw pour Aminata.com
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mbooumar@gmail.com

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