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La Nationale N°1 Coyah-Kindia : Chaos mais impossible n’est pas guinéen !

La Nationale N°1 Coyah-Kindia : Chaos mais impossible n’est pas guinéen !

Nous sommes sur la route nationale Coyah-Kindia. Dans les conditions normales, même les routes secondaires n’auraient pas affiché un tel fiasco à la limite de l’acceptable. Eh oui ! Bientôt trois mois qu’il pleut et comme chaque année, traverser ce tronçon est de nouveau, l’un des plus gros risques à courir en cette période hivernale. C’est peut-être pire qu’affronter les Taliban en Afghanistan.

Mais c’est sans compter l’endurance de cette catégorie de Guinéens pour qui la souffrance semble devenir un vieux et éternel compagnon. Rodés par les difficultés, ils assument avec force et résignation le supplice que leur inflige à toutes les occasions la traversée de ce vilain tronçon, symbole d’un autre laisser-aller en Guinée. Ces images d’illustration ne sont que la face cachée de l’iceberg.

La route nationale Coyah-Kindia, c’est l’échantillon de l’autre merdier national, la plaie jamais guérie et dont la gangrène nous condamne tous même si elle fait moins mal aux plus nantis, ces protégés d’ici et là ainsi que leurs mentors aux moyens plus sophistiqués pour une traversée plus calibrée sur les routes de l’impossible ».

En tous les cas, le mal quel quil soit a ses effets collatéraux. Quand la route est obstruée c’est tout le monde qui fait les frais. À moins de transformer sa voiture en un oiseau volant pour sauter des points critiques comme ceux du tronçon Coyah-Kindia. Ce n’est pas possible car, même les sorciers n’ont pas encore atteint ce niveau de compétence.

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Une action viable s’impose : des routes dignes de nom, ce qui est de la responsabilité de l’État. Car un pays sans infrastructures routières, c’est comme une locomotive sans rails. N’est-ce pas ce qui immobilise d’ailleurs pour la plupart du temps le train Conakry Express assujetti au chemin de fer de la compagnie minière russe dont je tais le nom par crainte d’une pub inutile ?

En attendant, les Guinéens continuent d’affronter les routes de l’impossible. Leur quotidien en dépend. Et l’hivernage aidant, nombre de voyageurs vont sans doute se retrouver dans la boue et vivre parfois plusieurs jours de galère et de misère avant d’arriver pas à bon port, mais à destination.

Le #Patriote

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