Le chef de file de l’opposition guinéenne s’engage de se mêler désormais de la crise sociale suite à l’augmentation du prix du carburant à la pompe. Cette décision de Cellou Dalein Diallo est de lutter contre la violation de constitution interdisant la semaine dernière à la société civile et aux syndicalistes de faire leurs manifestations par le gouvernement.

« Les violations récurrentes de la constitution par le gouvernement explique que l’ordre public est incompatible avec l’exercice des libertés. Ce n’est pas possible, nos libertés ont été acquis, beaucoup de gens sont morts pour que le droit de manifester soit consacré par notre constitution, qui qu’on que veut violer cette constitution, trouvera l’UFDG et l’opposition républicaine sur son chemin.  Le droit de manifester est consacré. Le droit de grève est consacré », a martelé le leader de l’UFDG.

Plus loin, il a dénoncé : « aujourd’hui, l’objectif du gouvernement, c’est de supprimer tous ces droits et toutes les libertés pour que la dictature totale s’instaure dans notre pays. Jusqu’à présent, on ne sait pas mêler, mais maintenant on va se mêler parce que notre position est acceptée. Nous n’allons pas acceptés que le droit de manifester, le droit de s’exprimer soit retiré au peuple de Guinée. C’est un droit conquit de haute lutte. Vous savez, les violences exercées sur les syndicats qu’on a battu, on a caboté leurs véhicules. A Labé, à Conakry, on a arrêté les syndicalistes, on a arrêté les acteurs de la société civile, alors que ceux-ci  étaient en train d’exercer un droit constitutionnel ».

Le chef de file de l’opposition a encore ajouté en s’interrogeant : « est-ce-que nous allons rester assis  et laisser faire ? Non », répond les sympathisants de l’UFDG.

« Donc, soyez mobiliser, il y a un pasteur, un théologien allemand qui a dit que lorsque les navires  sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit parce que je ne t’ai pas communiste, lorsqu’ils sont venus enfermer les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit parce que je ne suis pas social-démocrate. Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit parce que je ne suis pas syndicaliste. Lorsqu’ils sont venus me chercher, il y avait plus personne pour protester. Alors si nous restons indiffèrent, nous devenons complice de ce gouvernement et coupable dans la prise d’aucune action de notre constitution, nous devons nous mobiliser. Il faut que les droits des citoyens soient respectés ».

Il a profité de l’occasion pour exprimer leur position face à cette violation de la constitution guinéenne par les autorités. « Je voudrai exprimer notre solidarité avec les forces sociales et les syndicats dans l’exercice de leur droit constitutionnel et nous refuserons que leur droit les soit enlevé. Je demande à tous les militants de l’UFDG et à tous les militants et sympathisants de l’opposition républicaine de se mobiliser pour refuser que nos libertés soient briguées et que notre constitution soit violée ».

Cellou Dalein Diallo pense qu’il ne s’agit pas de question de forces sociales ou de syndicats. Il s’agit des libertés et des droits qu’ils ont le devoir de défendre. « L’UFDG ne resterait pas indifférente et l’opposition va se mobiliser et se fera entendre par rapport à cette velléité manifeste du gouvernement  de violer les droits des citoyens guinéens. Donc, que les acteurs de la société civile et les syndicats savent qu’à chaque fois qu’on essayera de violer leur droit, nous serons à leur côté ».

Ibrahima sory BARRY pour Aminata.com

Tel : (+224) 656 77 52 34

 

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