Comme par le passé, cette année encore, les guinéens se plaignent de la cherté du bétail à la veille de la fête de l’Aïd-el-Kebir ou fête de Tabaski.

A quelques jours de la fête, le mouton se négocie entre 1 million et 1 million 600 GNF à Conakry. Tandis que le bœuf varie entre 4 et 12 millions GNF.

Interpellé par rapport à cette situation, le ministre du Commerce, Marc Yombouno justifie cette cherté en ces termes: «De plus en plus, les guinéens ne veulent pas acheter les moutons locaux. Ils préfèrent les moutons maliens. Selon les informations recueillies auprès de vendeurs, si le prix est élevé c’est dû aux taxes auxquelles ils font face et d’autres aspects liés à la route quand ils importent le mouton. En plus du dollar, il y a aussi le franc-CFA s’est fortement apprécié par rapport à notre monnaie. A la même période de l’année passée, 5000 Fcfa était à 75000 GNF, mais aujourd’hui c’est plus de 80 000 GNF».

Aux dires du ministre, la hausse des prix pourrait être due à la spéculation. «Ce sont ces comportements qui amènent les Etats prochainement à prendre des mesures dans le cadre de l’importation. On a suivi le cas du Mali où le gouvernement a mis la main dans le commerce du bétail pour faciliter certaines choses. Le chef de l’Etat aime à le dire ‘‘produisons ce que nous consommons et consommons ce que nous produisons’’. Je crois qu’il y a des années tout le monde acheté le bétail local. Certainement, à l’avenir, la Guinée aussi va voir ce qu’il y a lieu de faire si nous constatons que c’est de la pire spéculation pour voir comment on peut faire en sorte que l’Etat implémente quelque chose pour vendre à un prix abordable».

Abdoul Malick Diallo

+224 655 62 00 85

dialloabdoul110@gmail.com

 

PARTAGER

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here