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Depuis 15 ans le système éducatif guinéen est confronté à une réalité préoccupante

Par kerfalla Cissé

Education en Guinée 15 ans de naufrage
Depuis 15 ans le système éducatif guinéen est confronté à une réalité préoccupante : Les statistiques officielles indiquent que plus de 2 élèves sur 3 échouent au BAC Ce taux anormalement élevé interpelle, interroge
Il traduit, sans aucun doute, une crise profonde et un malaise structurel du système éducatif
Il révèle l’inefficacité et les limites des politiques éducatives en matière de formation, encadrement, contrôle, évaluation. C’est un échec collectif qui concerne le trio Éducation/enseignants- Parents-Élèves

APRÈS LE CONSTAT QUE FAIRE ?

A/ DES RÉFORMES RIGOUREUSES

Le faible taux de réussite impose une nécessité d’engager des réformes en profondeur pour , d’une part, arrêter l’hémorragie et, d’autre part,
inverser la tendance.
Elles doivent concerner le renforcement des capacités du personnel enseignants, la revue des programmes, la responsabilité des élèves et parents d’élèves, la réduction des inégalités régionales, la réduction des effectifs dans certaines classes, la rénovation des infrastructures.
Sous Alpha, Dr Bano nous avait livrés les conclusions, d’une étude, qu’il avait faire sur le niveau des enseignants, qui faisaient froid dans le dos : 1/3 à un niveau correct, 1/3 est formable, 1/3 n’a pas de niveau et n’est pas formable. Avec la pression des syndicats, l’école guinéenne n’a pas pu se débarrasser de ses enseignants non formables

B/ REVOIR L’ORGANISATION DU BAC

1/ Les régions, les territoires n’ayant pas les mêmes réalités en terme du niveau d’exécution des programmes et du personnel enseignant, les soumettre aux mêmes épreuves peut créer un biais dans les résultats
Il faudrait donc penser à un BAC par région

2/ Introduire un systèmes de BAC à crédits capitalisables

Il s’agit ,pour des élèves redoublants, ayant validé certaines de ne repasser que les matières où ils n’ont pas eu la moyenne.
Cette solution a plusieurs avantages dont :
a/Alléger la charge des redoublants afin qu’ils se concentrent sur les seules matières non validées
b/Réduire le coût lié à l’organisation du BAC
c/Réduire l’effectif des classes d’examen

3/ Valoriser le contrôle continu

Les modalités de conservation et du délai de report seront à définir par les autorités du ministère
Un élève au BAC étant censé être évalué sur l’ensemble des programmes, il faudrait imposer que chaque fin de chapitre soit sanctionnée par un contrôle.
Pour la moyenne générale au BAC, on gardera la proportion 60% Contrôle continu + 40% BAC

4/ Organiser les rattrapages

Les élèves ayant obtenu une note située entre 9 et 10 doivent être autorisés à passer des examens de rattrapages. Car l’objectif, au final, n’est pas de bloquer les élèves mais s’assurer qu’ils ont les compétences nécessaires pour aller à l’université.
Toutes ces mesures ne pourraient être mises en œuvre sans un outil de micro-planification pour permettre un pilotage de la performance par les indicateurs : J’ai nommé la carte scolaire
Faisant de cet outil une priorité, le ministère semble mesurer tous les enjeux
Par Kerfalla Cissé
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